Les fêtes juives
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Un monarque fort impressionné.

On raconte qu'au cours de ses conquêtes, Napoléon rentra un jour dans la synagogue d'une petite ville aux fins fonds de l'Europe. Il y découvrit une vison surprenante. Hommes et femmes étaient assis par terre, pleurant et gémissant. Un de ses officiers, plus au courant des choses le rassura. Aucun massacre n'avait été commis, aucun incident dramatique n'avait troublé la communauté juive.
"C'est une coutume juive, chaque année, de se rassembler et pleurer une journée entière, qu'ils appellent "le 9 Av". Ce jour marque l'anniversaire de la destruction du Temple des Juifs, à Jérusalem, et le début de l'exil des juifs parmi les Nations. Ils se lamentent, jeûnent, prient, lisent des passages bibliques concernant la destruction et l'annonce du retour à Sion. Ce que Sa Majesté voit ici se déroule dans toutes les communautés juives du monde. "
"Et depuis combien de temps leur Temple a-t-il été détruit? Deux mille ans? Une nation qui pleure et jeune pour sa terre et son Temple pendant plus de deux mille ans, c'est sûr qu'elle sera exaucée!

Curieux comme je suis, j'ai cherché, (sans trouver!) une source historique à cette anecdote.
A défaut, j'ai trouvé le texte surprenant d'une Proclamation à la nation Juive, Quartier général Jérusalem,
1er floréal, an VII de la République Française (20 avril 1799), par Bonaparte, commandant en chef des armées de la République Française en Afrique et en Asie, aux héritiers légitimes de la Palestine : (http://ameliefr.club.fr/Napoleon-juifs.html)

Israélites, nation unique que les conquêtes et la tyrannie ont pu, pendant des milliers d'années, priver de leur terre ancestrale, mais ni de leur nom, ni de leur existence nationale !Les observateurs attentifs et impartiaux du destin des nations, même s'ils n'ont pas les dons prophétiques d'Israël et de Joël, se sont rendus compte de la justesse des prédictions des grands prophètes qui, à la veille de la destruction de Sion, ont prédit que les enfants du Seigneur reviendraient dans leur patrie avec des chansons et dans la joie et que la tristesse et que les soupirs s'enfuiraient à jamais. (Isaie 35.10)Debout dans la joie, les exilés ! Cette guerre sans exemple dans toute l'histoire, a été engagée pour sa propre défense par une nation, de qui les terres héréditaires étaient considérées par ses ennemis comme une proie offerte à dépecer. Maintenant cette nation se venge de deux mille ans d'ignominie. Bien que l'époque et les circonstances semblent peu favorables à l'affirmation ou même à l'expression de vos demandes, cette guerre vous offre aujourd'hui, contrairement à toute attente, le patrimoine israélien.La Providence m'a envoyé ici avec une jeune armée, guidée par la justice et accompagnée par la victoire. Mon quartier général est à Jérusalem et dans quelques jours je serais à Damas, dont la proximité n'est plus à craindre pour la ville de David.Héritiers légitimes de la Palestine !La Grande Nation qui ne trafique pas les hommes et les pays selon la façon de ceux qui ont vendu vos ancêtres à tous les peuples (Joël 4.6) ne vous appelle pas à conquérir votre patrimoine. Non, elle vous demande de prendre seulement ce qu'elle a déjà conquis avec son appui et son autorisation de rester maître de cette terre et de la garder malgré tous les adversaires.Levez-vous ! Montrez que toute la puissance de vos oppresseurs n'a pu anéantir le courage des descendants de ces héros qui auraient fait honneur à Sparte et à Rome (Maccabée 12.15). Montrez que deux mille ans d'esclavage n'ont pas réussi à étouffer ce courage.Hâtez vous! C'est le moment qui ne reviendra peut-être pas d'ici mille ans, de réclamer la restauration de vos droits civils, de votre place parmi les peuples du monde. Vous avez le droit à une existence politique en tant que nation parmi les autres nations. Vous avez le droit d'adorer librement le Seigneur selon votre religion. (Joël 4.20)

Ce texte aurait dû être octroyé aux Juifs après la prise de Jérusalem ... qui n'a jamais eu lieu.

Un autre texte jette un regard peu usité sur les intentions de Napoléon à la veille de la création du Sanhédrin (http://www.histoire-empire.org/correspondance_de_napoleon/1806/sept_01.htm):
Saint-Cloud, 3 septembre 1806
NOTE POUR LE MINISTRE DE L'INTÉRIE
UR
La formation du grand sanhédrin au moyen de l'éloignement d'une partie des membres de l'assemblée actuelle n'est pas une idée heureuse. Ces membres sont la base de l'opération, puisque ce sont eux qui ont fait les réponses. Ainsi l'on quitterait le certain pour l'incertain.
Il y a dans rassemblée quinze rabbins; si ce nombre ne suffit pas on peut en faire venir trente autres. On joindrait à ces quarante-cinq rabbins trente principaux membres de l'assemblée, et ces soixante et quinze individus formeraient le sanhédrin. Mais l'assemblée telle qu'elle est resterait en entier; elle serait seulement augmentée des trente rabbins nouvellement appelés.
La grande discussion aurait lieu dans l'assemblée, et les bases arrêtées par elle seraient converties en décrets ou décisions par le grand sanhédrin. Par ce moyen, on aurait l'avantage de se servir d'un grand nombre d'individus déjà engagés pour influer sur les rabbins. Ce grand nombre engagerait les rabbins timides et agirait sur les rabbins fanatiques, en cas de résistance extraordinaire, en les plaçant entre la nécessité d'adopter les explications, ou le danger d'un refus dont la suite serait l'expulsion du peuple juif. Ces querelles de famille conduiraient vraisemblablement au but qu'on se propose.
Ainsi donc il ne faut renvoyer personne; mais il faut charger l'assemblée de déclarer qu'il sera formé dans son sein un grand sanhédrin composé de telle ou telle manière. On aura de la sorte, au lieu de quelques rabbins qui ne verraient que le ciel et leur doctrine, une assemblée nombreuse qui jugera l'intérêt du peuple juif dans le rapprochement de tous les esprits; une assemblée d'hommes qui craindront de perdre leur fortune; une assemblée des principaux parmi les Juifs, qui ne voudront pas qu'on puisse leur imputer les malheurs de la nation juive.
L'assemblée actuelle serait donc l'assemblée des représentants ou des principaux de la nation juive; le sanhédrin (conseil suprême du judaïsme) en serait le comité. Ce qui justifiera la nécessité de l'existence de l'assemblée , c'est qu'indépendamment des objets de politique qu'elle doit traiter, elle aura aussi à statuer sur des points de discipline, et à régler l'organisation, la nomination, le traitement, les pensions des rabbins, discussions dans lesquelles les rabbins seront partie.
Mais, avant de faire venir, pour mettre l'assemblée dans le cas de former dans son sein le grand sanhédrin, un nombre aussi considérable de rabbins, il faut s'assurer si les quinze rabbins, députés actuels, sont de l'opinion des réponses faites aux questions, et à quel point ils tiennent à des vues théologiques.
Il serait en effet fort ridicule de faire venir, à grands frais, trente nouveaux rabbins pour déclarer que les Juifs ne sont pas les frères des Francais.

Voici par ailleurs les questions soumises au Sanhédrin (http://www.histoire-empire.org/correspondance_de_napoleon/1806/juillet_02.htm)
QUESTIONS A FAIRE A L'ASSEMBLÉE DES JUIFS
1° Est-il licite aux Juifs d'épouser plusieurs femmes?
2° Le divorce est-il permis par la religion juive? Le divorce est-il valable sans qu'il soit prononcé par les tribunaux et en vertu de lois contradictoires à celles du code français?
3° Une Juive peut-elle se marier avec un Chrétien, et une Chrétienne avec un Juif? ou la loi veut-elle que les Juifs ne se marient qu'entre eux?
4° Aux yeux des Juifs, les Français sont-ils leurs frères, ou sont- ils des étrangers?
5° Dans l'un et l'autre cas, quels sont les rapports que leur loi leur prescrit avec les Français qui ne sont pas de leur religion?
6° Les Juifs nés en France et traités par la loi comme citoyens français regardent-ils la France comme leur patrie? Ont-ils l'obligation de la défendre? Sont-ils obligés d'obéir aux lois et de suivre toutes les dispositions du Code civil?
7° Qui nomme les rabbins?
8° Quelle juridiction de police exercent les rabbins parmi les Juifs? Quelle police judiciaire exercent-ils parmi eux?
9° Ces formes d'élection, cette juridiction de police et judiciaire sont-elles voulues par leurs lois, ou seulement consacrées par l'usage?
10° Est-il des professions que la loi des Juifs leur défende?
11° La loi des Juifs leur défend-elle de faire l'usure à leurs frères?
12° Leur défend-elle ou leur permet-elle de faire l'usure aux étrangers?