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Les fêtes
juives |
Guide de Hannoucah 5773
L'allumage
La
Ménorah doit avoir huit branches ou supports disposés en ligne
droite et de la même hauteur. Il y a aussi un emplacement pour le Chamache
- le "serviteur" - qui sert à allumer les autres flammes, et qui est
décalé par rapport à elles.
Il est préférable d'utiliser
de l'huile d'olive pour les lumières de la Ménorah afin de souligner
le rôle que celle-ci joua dans le miracle de 'Hanouccah, mais des bougies
conviennent également. Une coutume répandue est d'utiliser une
bougie de cire d'abeille pour le Chamache.
Une Ménorah électrique
ne peut pas être utilisée pour s'acquitter du devoir d'allumer
les lumières de 'Hanouccah.
Pour le nombre de bougies à allumer
et l'ordre de l'allumage,
On allume les lumières de 'Hanouccah
avec la flamme du Chamache plutôt qu'avec une allumette. Le premier
soir de 'Hanouccah, on allume une flamme à l'extrémité
droite de la Ménorah. Chacune des nuits suivantes, on ajoute une bougie
à gauche de celles allumées précédemment. On allume
d'abord la nouvelle bougie, suivie de celle immédiatement à
sa droite et ainsi de suite. On reproduit ce schéma chaque jour jusqu'à
ce que, le huitième soir, les huit bougies brûlent ensemble.
On allume les lumières au coucher
du soleil ou à la tombée de la nuit, selon les coutumes. Dans
tous les cas, les bougies devront continuer à brûler pendant
une demi-heure après la tombée de la nuit.
Le Chamache ayant été allumé
au préalable, avant d'allumer les bougies de Hannoucah, récitez
les bénédictions appropriées et, après l'allumage,
récitez le "Hanérote Halalou".
Bénédictions de l'allumage:
Chaque soir:
Cette troisième bénédiction ne sera dite que lors du premier allumage
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Il est
d'usage que tous les membres de la famille soient présents
lors de l'allumage des bougies de 'Hanouccah. |
Quelques citations:

L'histoire:
En
164 avant l'ère vulgaire, Antiochus IV acquit la domination des territoires
syriens de l'empire Grec, territoires qui incluaient la Terre d'Israël.
Antiochus qui était un tyran d'une exceptionnelle cruauté, entrepris
de forcer tous les peuples de son empire à adopter les mœurs et coutumes
de la civilisation grecque. Son but en cela était de les amener à
une totale soumission à sa loi.
Une à une, les nations de l'Antiquité
troquèrent leurs idoles contre celles du panthéon grec. La "conversion"
à la culture grecque – l'hellénisme – n'impliquait pas seulement
l'acceptation des dieux païens, mais aussi celle de la philosophie grecque.
La pensée grecque était caractérisée par la foi
en l'éternelle fiabilité de la raison humaine et l'idéal
de l'esthétique comme une fin en soi. L'esprit humain, avec sa logique,
et le corps humain, avec la perfection potentielle de ses formes, étaient
les objets de l'idéal hellénistique.
Au regard de la loi grecque, la Torah
en tant qu'œuvre de grande sagesse et d'une grande beauté – en tant
que littérature, philosophie, histoire ou morale – pouvait être
certes admirée, mais non pas considérée sacrée.
Les Juifs qui sympathisèrent avec
la mouvance helléniste gagnèrent pouvoir et honneurs, les dirigeants
grecs les élevant aux plus hautes fonctions du gouvernement juif et
de la vie religieuse. Cette élite puissante était composée
de Juifs qui prirent des noms grecs, adoptèrent un accoutrement grec
et une pensée grecque et qui se prosternaient devant des idoles grecques
qui représentaient l'antithèse de leur propre foi.
Cependant, dans les maquis et les campagnes,
le peuple demeura fidèle à la Torah. Furieux, Antiochus envoya
ses soldats pour éradiquer ces pratiques "démodées" et
obstinées. Des mesures sévères furent adoptées
pour faire disparaître la religion juive. Les décrets grecs interdirent
l'étude de la Torah et les enfants juifs jouaient à la toupie
pour masquer leur étude à l'approche des patrouilles grecques.
Nombre de martyrs juifs défièrent la prohibition de Mitsvot
telles que la Brith Mila et le Chabbat, souvent au prix de la torture et de
la mort. Parmi ces actes d'héroïsme figurent ceux de 'Hanna et
de ses sept fils qui préférèrent périr plutôt
que de se prosterner devant une idole grecque, et ceux du vieux prêtre
Eliézer qui fut exécuté pour avoir refusé de manger
de la nourriture non-cachère.
Ce fut alors que dans la ville de Modiin,
le vieux Cohen Matitiahou et ses cinq fils commencèrent la rébellion
qui conduisit à l'expulsion de toute l'armée grecque. Ils se
faisaient appeler les Maccabis.
"Maccabi" rassemble les initiales des
mots du verset : Mi Kamokha Baeilim Hachem, "Qui est comme Toi parmi les forts,
Ô Eternel !"
La petite armée, avec un courage
et une foi exemplaires, se battit contre la formidable puissance de l'arsenal
grec et finit par l'emporter. Une courageuse héroïne, Yéhoudit,
a aidé à assurer la victoire en tuant Holopherne, un cruel général
grec. En lui donnant du fromage salé, puis du vin fort pour épancher
sa soif, elle le fit sombrer dans un profond sommeil. Elle s'empara alors
de son épée et le tua. Ses soldats s'enfuirent dans la confusion
et la panique.
Les Maccabis se tournèrent alors
vers le centre de la vie juive, le Saint Temple à Jérusalem.
Lorsqu'ils entrèrent dans le Beth Hamikdache pour restaurer ce qui
avait été pillé et saccagé, les Maccabis cherchèrent
de l'huile sacrée pour allumer la Ménorah, un des devoirs primordiaux
du service quotidien du Temple. Une recherche minutieuse ne permit de mettre
à jour qu'une petite fiole d'huile qui n'avait pas été
profanée par les soldats grecs. L'huile qu'elle contenait (quelques
2 litres) ne pouvait servir à allumer les sept lampes de la Ménorah
qu'une seule journée. Miraculeusement, l'huile brûla pendant
huit jours, jusqu'à ce qu'une nouvelle huile soit produite.
La Ménorah que nous allumons rappelle
la Ménorah à sept branches du Temple, magnifiquement taillée
dans un seul bloc d'or. Notre Ménorah – la 'Hanoukiah – a huit
branches, plus un neuvième emplacement pour le Chamache.
Nos sages soulignent l'importance de
faire connaître le miracle de 'Hanouccah, c'est pourquoi nous allumons
la Ménorah là où tous peuvent la voir. Souvent, des Ménorah
sont placées bien en évidence dans des lieux publics à
cet effet.
La Ménorah est un symbole de libération,
non seulement d'un tyran d'une autre époque mais aussi d'une obscurité
spirituelle qui n'est pas limitée aux temps anciens. Une petite fiole
d'huile, à l'instar de la petite étincelle de judaïsme
dans chaque âme juive, suffit à éclairer la voie vers
un renouveau total de la vie juive.
Les forces de l'assimilation, comme jadis,
ne peuvent éteindre la lumière de la Torah.
A l'époque du Temple, les flammes
de la Ménorah diffusaient une lumière sainte au monde entier.
A la différence de la Ménorah
du Temple qui comprenait sept flammes, celle que nous allumons aujourd'hui
à 'Hanouccah en comprend huit. De plus, la Ménorah du Temple
était placée à l'intérieur de ce dernier, tandis
que la Ménorah de 'Hanouccah doit être placée "sur le
seuil extérieur de la porte", ou devant une fenêtre bien visible
de la rue.
La Ménorah
L'Huile
L'huile symbolise l'essence d'une chose. Elle est distincte et séparée, pourtant elle infiltre tout ce qui l'entoure : l'huile flottera à la surface de tous les autres liquides, mais, alors que les autres liquides restent en place une fois répandus, l'huile, comme l'âme, pénètre tout, s'infiltre au plus profond de tout. En souillant l'huile sacrée de la Ménorah, les Grecs tentèrent de détruire l'essence de l'âme juive.
La Mèche
Une mèche sans huile ne produit qu'une faible lumière. Une vie sans Torah et Mitsvot – bien que brûlant du désir de se lier à D-ieu – est incapable d'entretenir sa flamme. Elle peut éprouver d'intenses moments d'extase spirituelle, mais, manquant de l'huile essentielle de la substance du divin, elle s'éteint bien vite, ne réussissant pas à amener une lumière durable dans le monde. Mais lorsque la mèche est trempée dans l'huile puis allumée, elle se fait le vecteur de cette huile et la transforme en une lumière régulée et stable.
Les
Flammes
Les lumières de 'Hanouccah
sont sacrées. Nous n'avons pas le droit d'en faire un quelconque usage,
autre que les regarder. Ainsi affirmons-nous la suprématie de la lumière
divine sur nos capacités limitées.
L'effort de la vie est de canaliser la
lumière du jour pour qu'elle illumine la nuit : nous nous efforçons
de cultiver tout ce qui est bon et divin, et de diriger ces ressources positives
pour surmonter et transformer les aspects négatifs du "coté
obscur" de la création. Ce processus était symbolisé
par l'allumage de la Ménorah du Temple : allumée avant la fin
du jour est placée dans le Sanctuaire, la Ménorah irradiait
son éclat divin par delà les murs du Temple vers le monde obscur
au dehors.
Il y a des fois où l'obscurité
envahit le Temple comme une marée noire submergeant un phare, éteignant
la Ménorah et souillant son huile sainte. Des circonstances où
nous ne pouvons plus puiser dans le jour pour éclairer la nuit.
Dans des moments pareils, nous devons
chercher la "petite fiole d'huile pure" là où elle se cache,
l'essence de la création qui est intacte et inaltérable. Nous
devons dépasser les dimensions apparentes du "jour" et de
la "nuit" afin de dévoiler la particularité originelle
de la lumière et des ténèbres.
Placée en un endroit d'où
elle peut être vue de la rue, la Ménorah de 'Hanouccah nous enseigne
que nous devons diffuser la lumière de la Torah à tout notre
entourage.
Allumée après la tombée
de la nuit, la Ménorah de 'Hanouccah nous rappelle que même dans
nos moments les plus sombres, la lumière de la connaissance peut briller
intensément; alors la délivrance et le Machia'h seront à
notre portée si nous décidons d’allumer aujourd’hui ne serait
ce qu'une autre petite flamme.
Le Chant: Maoz Tsour.
Chant traditionnel de Hannoucah dans certaines communautés.
| Maoz tsour yéchouati Lé'ha naé léchabéa'h Tikone beit téfilati Véchame toda nézabéa'h Lé-ète ta'hine matbéa'h Mivtsar ham'nabéa'h Az egmor béchir mizmor 'Hanoucat hamizbéa'h |
Rocher de ma délivrance Dire Ta louange est un délice. Restaure ma maison de prière Et nous y offrirons des actions de grâce. Lorsque Tu prépareras la victoire Sur Tes ennemis aux abois J'achèverai par un chant de louange L'inauguration de l'Autel. |

Pour commémorer le miracle
qui est arrivé avec de l'huile, il est de coutume de manger des aliments
frits dans de l'huile. Les grands standards sont les 'Latkes' (beignets de
pommes de terre) et les 'Soufganiot' (beignets sucrés). Des mets lactés,
comme des Latkes au fromage, sont également consommés en souvenir
des actions héroïques de Yéhoudit.
Des cadeaux de Hannoucah?
Il est de coutume à 'Hanouccah de donner aux enfants le Déméi 'Hanouccah, un peu d'argent de poche. Cette tradition augmente grandement la joie des enfants et leur participation à l'esprit de la fête. En outre, cela procure une occasion d'encourager les enfants à toujours s'améliorer (dans l'assiduité à l'étude, dans les bonnes actions, etc.). A cet effet on n'omet pas de leur rappeler de verser la dîme (Maasser) de ce qu'ils auront reçu durant la fête.
Le jeu
Les
Grecs avaient décrété que l'étude de la Torah
serait interdite et constituait un crime passible de mort. Mais les enfants
juifs continuèrent à étudier en secret et, à l'approche
des patrouilles grecques, faisaient semblant de jouer à la toupie.
D'où l'usage des enfants de de jouer à la toupie les soirs de
Hannoucah.
La toupie nous rappelle également
que tout ce qui s'est passé à cette époque est mû
par la main invisible de D.ieu, (la main a quitté l'objet que nous
voyons tourner).
Sur chacune des quatre facettes de la
toupie de 'Hanouccah est inscrit une lettre hébraïque : "Noun",
"Guimel", "Hé", "Chin". Ces lettres renvoient à la phrase "Ness
Gadol Haya Cham – Un grand miracle est arrivé là-bas."
Mise à
jour le
Aharon
Altabé
www.milah.fr