Les fêtes juives

Un dossier Alliance

Réalisé par Aharon

Hannoucah en Burgondie...

Une histoire n'est pas un conte de Hannoucah, mais une histoire vraie racontée par mon ami Manu. Le second héros de cette histoire est un Burgondin de Burgondie, pays qui n'est pas la Bourgogne, et que je préfère évoquer plutôt que rameuter le MRAP ou la LICRA. Novembre 2002.

Un ami de Paris qui s'occupe d'organiser la campagne d'affichage pour allumer les bougies de 'Hanouka est parti ramasser des fonds auprès de généreux donateurs (que l'on ne remerciera jamais assez, elle fait chaud au cœur cette campagne). Et voilà que dans la rue, un quidam, burgondin de son état, le bouscule et poursuit son chemin sans autre forme de procès. Mon ami, déçu devant cette attitude, s'est exclamé sans ironie aucune : "Excusez-moi, Monsieur !"

Le burgondin se retourna alors et lui dit : "Mais pourquoi vous vous excusez ? C'est moi qui vous ai bousculé !"
"- Oui, mais comme vous ne vous êtes pas excusé, je l'ai fait moi." répondit mon ami.
Le burgondin était sans voix. Puis, tout à coup il dit "Vous savez ce que j'ai vu tout à l'heure, un jeune a bousculé une vieille dame qui est tombé par terre. et au lieu de s'excuser il s'est mis à crier à la vieille dame "Vous pouvez pas faire attention ! Vous m'avez bousculé !", J'étais outré. Vous savez, je suis un burgondin de Burgondie, et chez nous..."
"Moi aussi je suis burgondin." lui répondit gentiment mon ami. Et ils partirent chacun de leur côté.
Quelques minutes après, mon ami mit la main dans sa poche comme le ferait régulièrement n'importe quelle personne ayant une liasse de plusieurs milliers d'Euros sur soi.
Stupeur. Plus de liasse ! C'est sûrement Le burgondin. Mais comment il a fait ? Je n'ai rien senti ! Il est vraiment trop fort celui-là...
Mon ami était complètement déboussolé, il était abasourdi par le culot et le professionnalisme de ce voleur et désemparé quant à sa quête de Tsédaka. Que faire ?
C'est alors qu'il aperçu son voleur, de l'autre côté du carrefour, en train de parler de manière très animée avec quelqu'un.
Et là vous allez difficilement me croire :
Soudain, Le burgondin quitte son camarade et traverse le carrefour dans la direction exacte de mon ami. Arrivé à quelques pas de lui, il lui tend la liasse et lui dit : "'Hoya, reprend ton argent. Je veux pas le garder. Mon ami ne voulait pas que je te le rende mais moi je pouvais pas le garder. Tu vois, c'est mon métier, je suis pickpocket, mais là je peux pas. Tu es un homme de D-ieu. Tu est père de famille... Non, je ne peux pas. En plus, cela fait des années que je bouscule les gens, tu es le seul qui m'ait jamais dit "excusez-moi"...
SI AVEC CA MACHIA'H N'EST PAS PROCHE !

Mise à jour le
Aharon Altabé
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