Les fêtes juives
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Une rencontre avec le Rabbi à Varsovie en 1928

1 Depuis la disparition du Gaon Hakadoch, le Saint Rabbi de Loubavitch, puisse son mérite nous protéger, tant dans la synagogue où je prie, que dans mon lieu de travail, des juifs de tous les milieux ne cessent de parler du Rabbi, non pour dire des choses banales, mais chacun a une histoire personnelle avec le Rabbi. Je les ai encouragé, même s'ils n'en avaient jamais parlé jusqu'à maintenant à diffuser leur témoignage, à l'écrire, afin que nos enfants gardent la mémoire de ce Saint que nous avons eu le mérite d'avoir parmi nous, et qui fut le fidèle compagnon de chacun des juifs de notre génération. N'insiste-t-on pas chez les 'Hassidim sur l'importance de raconter les histoires des Justes, comme le sens du verset: "louez l'Eternel, louez les serviteurs de l'Eternel".

Et pour donner l'exemple, je vais vous conter une histoire extraordinaire arrivée à feu mon père, et que jusqu'à présent seuls nos proches connaissaient, et que je ressens comme indispensable de rendre publique depuis la disparition du Rabbi.

Puissions nous, par le mérite de la confiance dans les Justes, mériter la délivrance complète, pour laquelle le Rabbi a travaillé jour et nuit, et nous sommes sûrs que de là haut, il poursuit son action pour la venue de Machia'h.

2 Mon père, le Gaon Rabbi Abraham Tsvi Grinwald, de mémoire bénie, était né à Lodz, en Pologne, et avait huit ans lorsqu'il perdit son père. Sa mère, qui restait seule à élever sept petits orphelins, se souciait beaucoup de l'éducation de l'aîné, et l'adressa à son oncle, le célèbre Gaon Rabbi Ména'hem Zamba, qui s'occupa de lui avec amour, veilla à ses études et étudiait aussi en personne avec lui.

Mon père avait près de dix huit ans lors du "grand mariage" à Varsovie, quand celui qui allait devenir le Rabbi de Loubavitch épousa la fille de Rabbi Yossef Its'hak de Loubavitch. Mon père citait souvent cet événement comme un moment spirituel intense, tant par la très nombreuse assistance, la fine fleur du judaïsme 'hassidique polonais, que par le fait que ce fut sa première entrevue avec le Rabbi. Cette première rencontre en 5689 (1929) allait avoir par la suite une grande importance pour mon père.

Mais auparavant, nous allons raconter les circonstances de ce premier entretien.

Mon père était encore un tout jeune homme, et était venu à Varsovie pour le mariage en compagnie de son grand oncle, le Rav Ména'hem Zamba. Le lendemain du mariage, le Rav l'invita à se joindre à lui pour visiter le 'Hatan, à l'hôtel où il résidait. De quoi parlèrent les deux Rabbanim, mon père ne s'en souvint pas. Il n'en garda comme seule impression que tous les volumes du Talmud étaient présentes dans la conversation, et que l'on voltigeait d'une page à l'autre. A la fin de la conversation, avant qu'ils ne se quittent, le Rabbi se tourna vers mon père et lui dit:

"Bientôt 'Hanoucah! Sais-tu pourquoi chez les 'Hassidim on fête la cinquième bougie de 'Hanoucah?"

Mon père ne sut que dire, et se tourna vers Rav Ména'hem Zamba, qui observait le jeune marié et attendait la réponse:

"le cinquième jour de 'Hanoucah représente une grande obscurité: ce jour ne peut jamais tomber un Chabbat. L'allumage des bougies va illuminer l'obscurité la plus épaisse. C'est pour cela que l'apport essentiel et la dynamique de 'Hanoucah s'exprime au mieux lors de la cinquième bougie, qui représente cette victoire sur les ténèbres. Et c'est là le rôle de chaque juif, où qu'il soit, à Varsovie ou à Londres, d'illuminer le monde."

Rav Ména'hem Zamba quitta le Rabbi fort impressionné, et en fit l'éloge tant à la maison que devant ses amis.

3 Près de vingt ans passèrent. Mon père avait traversé avec difficulté les difficiles années de la Choah. Au début dans le ghetto de Varsovie, puis dans un camp d'extermination. Sa première femme et ses cinq enfants avaient été assassinés sous ses yeux, et c'est un miracle s'il avait pu survivre jusqu'à la fin de cette période sombre, qui le laissa brisé dans son corps et dans son âme.

Il avait erré deux années durant d'un camp de réfugiés à l'autre pour essayer de retrouver des parents ou des amis qui aient survécu. En vain. Tous avaient péri. En 1948, il était enfin parti pour Philadelphie, ou un frère de son père, qu'il n'avait jamais connu, s'était établi bien avant la guerre. Reb Moché 'Haïm Grinwald était un 'Hassid d'Amchinov. Il avait financé le voyage et accueilli mon père avec amour et faisait tout pour l'aider à revivre après cette terrible épreuve.

Sur les conseils de son oncle, et suite à l'intervention du Rabbi d'Amchinov, mon père décida de refaire sa vie et d'épouser en secondes noces ma mère, qu'elle repose en paix, qui était également une rescapée de la Choah. Native de Krakov (Cracovie?), elle était la fille de Rav Zoucha Zinkvitz, un des proches du Rabbi d'Alexander. Elle et sa soeur avaient réussi à fuir l'avancée allemande en Europe, de ville en ville, jusqu'à obtenir un visa pour le Canada, où elles furent accueillies par un oncle maternel, le 'Hassid Reb Koppel Schwartz, parmi les juifs importants de Toronto.

Avant le mariage, Reb Koppel Schwartz emmena mon père à New York, pour une Yé'hidouth avec Rabbi Yossef Its'hak afin qu'il lui accorde sa bénédiction. (Mon père me raconta une fois qu'il fut étonné devant la vieillesse et l'état de faiblesse du Rabbi, qu'il n'avait pas revu depuis le "grand mariage". Il était très difficile de saisir ses paroles, et un d'entre les vieux 'Hassidim se tenait à ses côtés pour exprimer à haute voix et commenter ses conseils.)

Reb Koppel fit part au Rabbi que mon père était un rescapé des camps nazis, et y avait perdu toute sa famille, et de ses saints yeux s'écoula un torrent de larmes. Le Rabbi bénit mon père et lui souhaita de fonder un foyer juif qui soit un "édifice" pour le peuple juif, et lui souhaita une longue vie emplie de bonnes années. Avant de sortir, mon père dit au Rabbi Yossef Its'hak qu'il avait assisté au mariage de Varsovie. Le regard du Rabbi s'illumina d'un coup, et il fit comprendre que puisqu'il avait assisté au mariage et que le gendre se trouvait ici, il devrait certainement aller le voir pour le saluer.

Reb Koppel et mon père descendirent de l'étage où les avait reçus le Rabbi et s'enquérirent de l'emplacement du bureau du RaMaCh, comme on l'appelait alors. Le temps de frapper, et ils étaient déjà invités à rentrer. "Nous venons de la part du Rabbi ..." Mon père fut stupéfait de ce que le gendre du Rabbi l'ait déjà reconnu. Il lui demanda de lui parler en détail des derniers jours de Rav Ména'hem Zamba, que D.ieu venge sa mémoire, avant son assassinat par les nazis dans le ghetto de Varsovie.

A la fin de l'entretien, le RaMaCh déclara: "Puisque c'est mon beau père qui vous a demandé de venir me voir, c'est un signe que je dois vous dire quelques mots de Torah. Nous sommes au mois de Kislev, peu avant 'Hanoucah, et il est une coutume connue chez les la plupart des 'Hassidim qui suivent les chemins du Saint Baal Chem Tov de fêter la cinquième bougie de 'Hanoucah. Quelle en est la raison? Le cinquième jour de 'Hanoucah ne peut jamais tomber un Chabbat, et ce défaut évoque la plus grande obscurité. Et c'est là la force des bougies de 'Hanoucah de pouvoir repousser l'obscurité la plus forte. Tout comme un juif, où qu'il soit, à New York ou à Londres a pour mission d'illuminer jusque dans les endroits les plus sombres."

Nul besoin de détailler l'étonnement de mon père, qui avait au fil des ans oublié cet enseignement que le RaMaCh venait de lui répéter, mot pour mot, à vingt ans d'écart! Toute leur première entrevue lui revint brutalement en mémoire, et mon père se dit que ce n'était sûrement pas des mots "juste pour dire un Dvar Torah".

4 Après son mariage, mon père officia comme Rav et enseignant dans la communauté Adath Israël de Washington Heights. C'est là que ma soeur et moi naquîmes. Au bout de cinq années, Reb Koppel fit venir notre famille à Toronto, où il avait obtenu pour mon père un poste de Rav dans une communauté orthodoxe. Nous fûmes entourés de nombreux 'Hassidim de Satmar, qui constituaient le gros de la communauté, et bien que n'étant pas dans une institution Satmar, mes frères et moi furent éduqués dans une yéchivah qui en était spirituellement proche. Toutefois mon père veilla à ne jamais proférer de critiques envers le RaMaCh, devenu le Rabbi de Loubavitch, et en parlait toujours avec une grande admiration qu'il sut nous faire partager.

En hiver 5729 (1969) je me fiançais avec celle qui allait devenir ma femme. Mon père déclara que bien que je ne sois pas un 'Hassid 'Habad, puisque lui même avait reçu la bénédiction du Rabbi avant de se marier, il sentait qu'il se devait de m'emmener chez le Rabbi, afin de recevoir sa sainte bénédiction, et ce bien qu'il n'ait pas eu l'occasion de le revoir ces vingt dernières années.

C'est avec plaisir que j'acceptais la proposition, mais il n'était plus aussi facile de rentrer chez le Rabbi. Après de longs pourparlers avec le secrétaire du Rabbi, auquel mon père expliqua qu'il ne pourrait attendre son tour durant de longs mois, s'agissant d'un mariage imminent, nous reçûmes finalement un rendez vous suffisamment proche, à la condition de ne demander que des bénédictions, et ne poser aucune question pour ne pas retarder le Rabbi. Le jour dit, nous partîmes de Toronto pour nous rendre à cet entretien privé.

Je ne me souviens plus à quelle heure nous fûmes admis dans le bureau du Rabbi. C'était déjà plus le matin que le soir, aux premières lueurs de l'aube. C'était ma première entrevue, et son visage, son regard, firent sur moi une grande impression. Mon père tendit selon l'usage au Rabbi le papier où étaient écrit mon nom, le nom de ma fiancée, et une demande de bénédiction. Avant même d'ouvrir la lettre, le Rabbi regarda mon père en souriant, et lui dit:

"Au bout de vingt ans, il était vraiment temps! Surtout que c'est mon beau père qui vous a adressé à moi."

Mon père se redressa, surpris, ne sachant que répondre. Déjà le Secrétaire frappait à la porte pour nous rappeler la consigne. Le Rabbi nous fit un signe de la main pour nous dire de ne pas y prêter attention. Le Rabbi lut en un instant le texte, et me bénit de fonder un foyer juif etc..., puis bénit mon père d'une longue vie, faite de bonnes années, et ajouta que puisqu'il avait participé à la joie du mariage du Rabbi, que D.ieu lui accorde le mérite de se réjouir au mariage de ses propres petits enfants.

Des larmes commencèrent à couler sur le visage de mon père, et je fus aussi très ému à l'idée qu'après toutes les épreuves que mon père avait subies dans son corps et dans son esprit, il venait de recevoir une bénédiction extraordinaire.

Avant de sortir, mon père s'adressa au Rabbi: "C'est vrai que je me suis engagé envers le Secrétaire de ne rentrer chez le rabbi que pour demander une bénédiction, mais malgré tout j'ai une question qui me tracasse. Le Rabbi me permet il de lui en parler?" Le Rabbi sourit.

- "Puisque c'est mon beau père qui vous a adressé ici, je n'ai pas d'autre choix que répondre à toutes vos questions"

- "Voilà, je vis depuis plusieurs années dans un environnement de 'Hassidim Satmar, et je ne cesse d'entendre des rumeurs et des critiques sur l'attitude Loubavitch. D.ieu garde que je prenne à mon compte tout ce que j'entends, mais malgré tout ceci a introduit en moi un doute, particulièrement sur l'ouverture adoptée vis à vis de ceux qui ne se comportent pas dans les chemins de la Torah, et qui la combattent. N'est il pas dit "les ennemis de D.ieu je les déteste", etc... Comment est il possible que Loubavitch s'associe à de telles personnes qui profanent ainsi notre Sainte Torah?"

Mon père s'excusa une fois de plus d'avoir osé posé la question, et assura le Rabbi que c'était plus une interrogation personnelle qu'une critique, et qu'il souhaitait du fond de son coeur comprendre l'attitude du Rabbi pour "savoir quoi répondre ".

- "Et que ferait ce chaud "partisan" de D.ieu de votre voisinage, si sa fille avait des mauvaises fréquentations? Essayerait il de la ramener aux chemins de la Torah et des Mitsvoth, ou dirait il "les ennemis de D.ieu je les déteste" ou encore "il est interdit de s'occuper des méchants"?

Sans laisser à mon père le temps de répondre, le Rabbi enchaîna: Ce "partisan" vous dira, que s'agissant de sa fille, c'est autre chose, car la Torah a énoncé "tu ne te détourneras pas de tes proches"."

Le visage du Rabbi devint très sévère, il ferma les yeux, frappa du poing sur la table, et reprit: "Sachez que pour D.ieu chaque juif est un fils unique. Pour mon beau père le Rabbi, chaque juif c'est "tu ne te détourneras pas de tes proches".

Le Rabbi nous dévisagea tous les deux, puis se détendit:

"Il faut conclure par une bénédiction. C'est bien connu que chez les 'Hassidim on a l'habitude de fêter la cinquième bougie de 'Hannoucah. Pourquoi donc ? Le cinquième jour de 'Hannoucah ne peut jamais tomber un Chabbat, et il symbolise l'obscurité maximale qui puisse régner dans le monde. Et la cinquième bougie a le pouvoir, elle, de rendre lumineuses les situations les plus sombres. C'est là le rôle de chaque juif, fut il à Toronto ou à Londres, de répandre la lumière en tout point du monde.

Chaque juif est une réelle parcelle de la divinité, un fils unique pour son Créateur, et lorsque on met en lui de la lumière pure, même le plus lointain d'entre eux peut s'éveiller..."

Mon père fut abasourdi. Il n'avait plus conscience des mots de bénédiction que le Rabbi lui donnait, et je ne sais comment je parvins à le sortir du bureau du Rabbi. Durant tout le chemin de retour pour Toronto, il ne cessa de s'exclamer IN-CROYA-BLE ! IN-CROYA-BLE !

5 Dix années passèrent. En 5739, mon frère se maria à Londres, et nous partîmes tous en famille pour le mariage. Dans l'avion je me rendis compte que mon père semblait préoccupé, et je le pressais de me conter ses soucis. Il refusa tout d'abord, puis finalement me raconta: juste avant le départ, un de ses voisins, très important dans sa communauté, était venu le voir et lui avait dit en larmes qu'une de ses filles avait eu des mauvaises fréquentations, s'était progressivement écartée des voies de la Torah, sans qu'ils n'y prennent garde, et s'était enfuie à Londres ces dernières semaines pour s'y marier avec un non juif. Tout ceci devait rester secret, compte tenu de la réputation de la famille à Toronto, mais il avait choisi de lui en parler au cas où mon père aurait l'occasion d'arranger les choses durant son séjour à Londres. Mon père, qui était un ami de la famille était bouleversé par cette histoire, et inquiet à l'idée qu'il ne pourrait peut être rien faire.

Dès le premier soir, mon père s'adressa au père de la fiancée pour lui raconter l'histoire de son voisin. Il ne pouvait lui même rien faire, mais il connaissait un 'Hassid 'Habad, Rav Avraham Its'hak Gluck, à qui le Rabbi avait donné plusieurs fois des missions délicates, et qui avait eu l'occasion de parcourir l'Europe pour de tels sauvetages. Le soir même, le Rav Gluck nous appelait à l'hôtel pour avoir plus de détails, et pour se mettre en rapport avec le père de la jeune fille. Il nous assura qu'il ferait tout son possible dès qu'on lui aurait donné des éléments permettant de commencer les recherches. Comment s'y prit il, je ne le sais. Toujours est il que dix jours plus tard, le Rav Gluck invita d'urgence mon père chez lui "pour une bonne surprise".

Et quelle surprise: dans le salon était assise une jeune fille en larmes, et en face d'elle, près de la porte, une 'Hannoukia. Et sur la 'Hannoukia, cinq bougies ... Mon père faillit s'évanouir. Lui revinrent en mémoire ces phrases bizarres que le Rabbi lui avait dit cinquante ans auparavant, puis il y a trente ans, et encore une fois il y a dix ans: "La cinquième bougie de 'Hannoucah représente la force de la 'Hannoukia et de rôle de chaque juif d'illuminer le monde, jusque dans les situations les plus sombres ... à Varsovie ou à Londres ... à New York ou à Londres ... à Toronto ou à Londres ... Et que ferait ce chaud "partisan" de D.ieu de votre voisinage, si sa fille avait des mauvaises fréquentations ? ... Sachez que pour D.ieu chaque juif est un fils unique ... Pour mon beau père le Rabbi, chaque juif c'est "tu ne te détourneras pas de tes proches" ..."

Inutile de vous dire que la jeune fille revint dans son foyer vivre une vie exemplaire, ni même qu'à partir de ce jour le voisin cessa de parler contre Loubavitch.

6 De retour à Toronto, mon père s'efforça de rencontrer à nouveau le Rabbi. Il se sentait obligé de "rendre des comptes". Mais il était à l'époque impossible de pouvoir s'adresser au Rabbi en privé, et ce n'est qu'en Tichri suivant, en 5740, lors de la réception des invités qui suit les fêtes que mon père put rencontrer le Rabbi. Mon père me raconta qu'il était tellement ému qu'il ne n'arrivait pas à sortir un mot de sa bouche. Il finit par dire quelques bribes de l'histoire et éclata en sanglots. Le Rabbi, qui n'avait entendu que quelques mots se tourna vers lui et lui dit: "Mon beau père avait vraiment la vue longue !"

7 A chaque fois que mon père racontait cette histoire, il soulignait que bien plus que la vision extraordinaire du Rabbi, qui avait vu cinquante ans à l'avance ce qui allait arriver, il avait été frappé par la simplicité du Rabbi qui s'était abrité derrière "Mon beau père avait vraiment la vue longue !".

L'histoire ne s'arrête pas là: le 14 Kislev 5749, 60 ans jour pour jour après le mariage du Rabbi, au terme de la semaine de réjouissance du mariage de ma fille aînée, mon père s'est éteint: il avait participé au mariage d'un de ses petits enfants, comme le Rabbi l'en avait bénit.

Heureuse la génération qui a mérité un tel Tsaddik. Et puisque l'on enseigne que les Justes sont encore plus grands après leur disparition physique que durant leur vie terrestre, nous pouvons être sûrs que le Rabbi veille de là haut sur la communauté et sur chaque juif pour leur assurer bénédictions, consolation et la délivrance, jusqu'à ce que nous méritions l'accomplissement à nos yeux de "le rédempteur arrive à Sion", comme l'a toujours espéré le Rabbi, de nos jours, maintenant.

 

"Une Yé'hidout à Varsovie en 5689"
Traduit de Kfar 'Habad Tamouz 5754
Lettre du Rav Moché 'Haïm Grinwald - New York.
Egalement publiée par https://ascentofsafed.com/Stories/Stories/5760/113-13.html

Traduite par Aharon.

Cette histoire m'a été confirmée par mon gendre, qui a reçu le courrier suivant de la part du fils de Rav Gluck:
Dear M. Y.
Thank you for your email and good wishes.
I recall hearing the story from my father,o.b.m., when it happened. I was in Paris at the time and he called me the same night.
I am very surprised that here are those who are questioning the story.
With my very best wishes,
Gutter voch,
Herschel Gluck