A propos de l'Omer

Omer

Qu'est-ce que le compte de l'Omer ?

C'est une Mitsva de la Torah de compter les 49 jours de l'Omer à partir du second soir de Pessa'h ( au soir) jusqu'à la veille du jour précédant Chavouot ( au soir). Si on n'a pas compté de suite après la prière du soir (Arvit), on peut encore compter durant la nuit jusqu'à l'aube. Si on ne s'en souvient que pendant la journée, on peut compter, mais sans dire la bénédiction. Et le soir suivant, on continue de compter avec la bénédiction. Si on a oublié toute une journée, on devra dorénavant compter chaque soir sans la bénédiction.

Quelles sont les lois de cette période du Omer?

Hommes et femmes ont l'habitude de ne pas entreprendre de "travaux" (tels que ceux interdits à 'Hol Hamoèd) depuis le coucher du soleil jusqu'à ce qu'ils aient compté le Omer.
On ne célèbre pas de mariage et on ne se coupe pas les cheveux, en souvenir de l'épidémie qui décima les 24.000 élèves de Rabbi Akiba à cette époque du Omer. Les Sefardime respectent ces lois de deuil jusqu'au 19 Iyar ( ) au matin; les Achkenazim depuis Roch Hodech Iyar ( ) jusqu'au 3 Sivan au matin, ( ) à part la journée de Lag Baomer ( ).
C'est aussi une évocation des massacres des communautés juives de Rhénanie lors de la première croisade
. (voir: De Pessa'h à Chavouot: le devoir de mémoire juive)
La coutume du Ari Zal, suivie par la communauté 'Habad, veut qu'on ne prononce pas la bénédiction de Chéhé'héyanou (sur un fruit nouveau par exemple) durant toute la période du Omer, même Chabbat, et qu'on ne se coupe pas les cheveux jusqu'à la veille de Chavouot (cette année  matin)

Un garçon qui aura 3 ans après Pessa'h, fêtera sa premier coupe de cheveux à Lag Baomer, ( ), et celui qui aura 3 ans après Lag Baomer la fêtera la veille de Chavouot matin.
Il n'y a aucune restriction sur les promenades ou les séances de piscine et baignade. On évite musique et danses joyeuses.
Dans de nombreuses communautés, on étudie chaque jour du Omer une des 49 pages du traité talmudique Sotah.
(A propos du décompte des 49 jours, voir: Le tour du monde en 49 jours)

Comptez chaque soir avec nous (sauf vendredi soir!) :

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Le décompte des soirs de fête et du vendredi soir a été placé pour en faciliter l'impression papier, car ces soirs là il est interdit d'allumer l'ordinateur.
Nous avons fait figurer des extraits du calendrier 'Hassidique Hayom Yom pour étudier ces soirs là, ainsi que le "Guide spirituel pour le Compte du OMer).

GUIDE SPIRITUEL POUR LE COMPTE DU OMER
Par le Rav Simon Jacobson
Projet réalisé grâce à la fondation Matanel


Comment utiliser ce guide?
C'est un guide de raffinement personnel. Conçu pour emmener le lecteur en un voyage de quarante-neuf étapes à travers la personne humaine, il doit lui permettre d’affiner et de perfectionner différents traits de son caractère au fur et à mesure de ses progrès. Chaque jour de la Sefira correspond à un domaine émotionnel spécifique à améliorer, à l’aide d’exercices pratiques. Nous vous invitons à utiliser cet ouvrage comme un manuel de travail, en suivant les exercices proposés, à créer également d’autres exercices adaptés à vos besoins, et à noter les changements positifs intervenus dans votre vie.


49 étapes de raffinement personnel
Les quarante-neuf jours de la Sefira
Introduction
Aujourd’hui plus que jamais, des gens de tous horizons cherchent à donner un sens à leur vie. Certains cherchent des réponses dans la méditation, d’autres dans les méthodes de développement personnel, diverses formes de thérapies alternatives, la religion, le yoga ou le New Age.
Toutefois, nombre d’entre eux ignorent que la réponse la plus ancienne et la plus éprouvée nous a été révélée il y a plus de 3ooo ans au Mont Sinaï. Elle a pour nom:
LA TORAH
Torah signifie enseignement. La Torah et ses récits constituent, dans leur essence, l’histoire de notre propre vie, un modèle spirituel permettant d’éclairer les domaines les plus complexes et les plus insondables de l’âme. Chaque événement de la Torah constitue le miroir d’un aspect différent de notre personnalité profonde. Par ses Mitsvot, ou commandements, la Torah nous apprend à réaliser notre potentiel conformément au plan divin qui présida à notre création. En déchiffrant le code de la Torah, nous découvrirons le message personnel qu’elle nous adresse.
CHAQUE MOT DE LA TORAH RENFERME UN SENS PERSONNEL ET SPIRITUEL PROFOND.
Pour recevoir la Torah au Mont Sinaï, le peuple juif a suivi un processus de préparation de 49 jours à partir de la Sortie d’Egypte. Ces quarante-neuf jours sont traditionnellement appelés Sefirat HaOmer, ou compte du Omer.
Dans le Lévitique (le troisième livre de la Torah) 23:15, le verset dit: Vous compterez...depuis le jour où vous aurez offert l’Omer du balancement". L’Omer est une mesure d’orge (environ 1,5 litres) que les juifs apportaient au Temple comme offrande de Min’ha, le second jour de Pessah. On commençait ce même jour le compte du Omer qui consistait à compter les jours durant sept semaines - quarante-neuf jours en tout - jusqu’à la fête de Chavouot, le cinquantième jour, qui célébrait le don de la Torah au Mont Sinaï.
Même après la destruction des Premier et Second Temples, la tradition de compter le Omer s’est perpétuée. A partir du deuxième soir de Pessah, chacun des quarante-neuf jours qui séparent Pessah de Chavouot est compté et se cumule avec les précédents.
Pendant ces quarante-neuf jours, dès la tombée de la nuit, à la fin de la prière du soir, les juifs récitent une bénédiction puis énoncent à voix haute le nombre ordinal de chaque jour. Outre la commémoration du compte du Omer, les quarante-neuf jours de la Sefira expriment également l’impatience de chaque juif à recevoir la Torah à Chavouot, cinquante jours après avoir vécu la libération de Pessah.
Quelle est la signification du compte de ces quarante-neuf jours, et comment nous permet-il de préparer et d’anticiper le don de la Torah? Quel sens ce compte revêt-il pour nous aujourd’hui, et en quoi est-il lie à l’exploration des dimensions cachées de notre âme?
La réponse requiert une compréhension approfondie de l’Exode de la nation juive d’Egypte. Le mot mitsrayim, Egypte en hébreu, dérive du mot meitsar qui signifie restriction ou limite, et représente toutes les formes de conformisme et de limitations qui entravent nos mouvements et notre libre expression.
Quitter l’Egypte signifie donc se libérer de ces contraintes. Apres la sortie d’Egypte, les juifs passèrent quarante-neuf jours dans le désert à se préparer spirituellement à vivre l’expérience la plus formidable de tous les temps : le don de la Torah a Moise et au peuple juif au Mont Sinaï.
Ces quarante-neuf jours furent une période d’intense raffinement de la personnalité. Pendant quarante-neuf jours, les juifs gravirent graduellement, l’échelle des sentiments en les ennoblissant afin d’atteindre la pureté ultime.
Cette période de raffinement du caractère est aussi pertinente pour nous aujourd’hui qu’elle le fut il y a 3300 ans. De même que nous fumes esclaves en Egypte, nous risquons tout autant de devenir esclaves de notre propre nature, entrainés par des pulsions sur lesquelles nous n’avons bien souvent aucune emprise.
Les quarante-neuf jours de la Séfira nous apprennent à retrouver le contrôle de nos émotions et à améliorer progressivement notre caractère en nous pénétrant des vérités éternelles de la Torah.
Au terme de cette période, nous célébrons au cinquantième jour Matan Torah, le don de la Torah, raffermis par un profond renouveau intérieur, atteint grâce à l’évaluation et à l’épanouissement de chacun de nos quarante-neuf attributs.

Quel est le sens du cinquantième jour de Matan Tora ?
Ce jour-là nous célébrons la fête de Chavouot. Apres avoir réalisé tous les efforts possibles de notre propre initiative, nous méritons de recevoir un cadeau (Matan) du Ciel, que nous n’aurions pu obtenir avec nos seules ressources limitées. Nous nous voyons offrir la possibilité d’atteindre et de toucher au divin : pas uniquement pour devenir des êtres humains cultivés ayant achevé la perfection de leur caractère, mais pour devenir des êtres divins capables de nous épanouir au-delà du cadre limité de notre être.
Le compte de la Séfira qui fait suite à la sortie d’Egypte est un processus que nous devons recréer en permanence dans notre vie afin d’accéder à une véritable liberté.

LES ATTRIBUTS EMOTIONNELS DE LA SEFIRA
Le mot Séfira possède plusieurs sens en hébreu. Le célèbre kabbaliste Rabbi Moshe Cordovero (le RaMak, 1522-1570) écrit dans son œuvre principale, le Pardes, que ce mot dérive à la fois de mispar; nombre, et de sippour récit. Il est également apparenté à la racine sappir; saphir, diamant translucide particulièrement brillant.
Le compte du Omer illumine donc les différents aspects de notre sensibilité. Les jours de la Sefira nous racontent une histoire : l’histoire de notre âme.
La palette de nos émotions, qui fait le parcours de toute l'expérience humaine, et définit notre comportement et nos actes, se décline en sept attributs et traits de caractères principaux appelés Sefirot (au pluriel), chaque Sefira se subdivisant elle-même en sept, soit quarante-neuf attributs.
CHAQUE JOUR QUI PASSE POSSEDE UNE VIE PROPRE. DE CHACUN DECOULE UN FLUX D'ENERGIE UNIQUE QUI NE DEMANDE QU’A ETRE MIS A CONTRIBUTION ET CANALISE AU SEIN MEME DE L’INDIVIDU.
Chacun des quarante-neuf jours de la Sefira illumine une sensibilité différente.
En captant l’énergie de chaque jour, on parvient a analyser et a améliorer le trait de caractère qui lui correspond. Apres avoir perfectionné et purifié chacune de nos quarante-neuf dimensions intérieures, nous sommes fin prêts pour Matan Torah, car nous sommes en phase avec les quarante-neuf attributs Divins dont sont issus les attributs de la personnalité humaine.
Le tableau suivant présente les sept caractères qui se combinent pour former les quarante-neuf dimensions à examiner et à améliorer durant la Sefira. Cet ouvrage ne présente que l’une des multiples applications possibles.

LES SEPT ATTRIBUTS EMOTIONNELS
’Hessed: Bonté ; bienveillance.
Guevoura : Justice ; rigueur ; modération ; crainte.
Tiféret : Beauté et harmonie ; compassion.
Netsa’h : Constance ; force ; ambition.
Hod : Humilité ; splendeur.
Yessod : Attachement ; fondation.
Malkhout : Noblesse ; souveraineté ; leadership.
Le compte des quarante-neuf jours de la Sefira s'effectue en jours et en semaines.
L'ensemble des sept jours de chacune des sept semaines constitue les quarante-neuf jours. Chaque semaine est caractérisée par un attribut spécifique, et chaque jour de la semaine développe un aspect de cet attribut. Du fait qu’un sentiment pleinement exprimé revêt de multiples manifestations, il est toujours constitué d’une association de ces sept attributs. Par exemple, la première semaine de la Sefira est consacrée au ’HESSED, l’attribut de la bonté. Le premier jour de la première semaine porte sur ’Hessed chébé’Hessed, l’aspect de la bonté dans la bonté. Le deuxième jour de la première semaine est consacré à guevoura chébé’Hessed, la rigueur dans la bonté, le troisième à tiféret chébé’Hessed, l’harmonie dans la bonté, et ainsi de suite pour tous les jours de la semaine.
Ce travail d’analyse quotidien nous permet de prendre du recul et de porter un regard objectif sur nos sensibilités subjectives. En prenant conscience de leurs forces et de leurs faiblesses, nous pourrons entreprendre de développer et de parfaire ces sentiments pour atteindre la plénitude spirituelle et émotionnelle


 

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