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Le Beth Hamikdach Temple de Jérusalem
Un dossier Alliance
Réalisé par Aharon
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Michnah: TRAITE MIDOT


6 Mena'hem Av 5765
Ce traité décrit le dernier Temple, (tel que modifié par Hérode), ses dimensions, ses batiments, ses portes, ses entrepots et ses loges
Cette traduction et ce bref commentaire ont été facilités par un travail de Haï S., qu'il en soit remercié. Les commentaires sont inspirés par le commentaire "Kehati" de" la Michnah, et les commentateurs classiques.
Si vous trouvez une des nombreuses fautes qui peuvent encore se trouver dans ce modeste essai, écrivez moi.
Aharon

CHAPITRE 1

Michnah 1
En trois endroits, les Cohanim montaient la garde dans le Temple : dans la Loge d'Avtinas, dans la Loge des Reflets et dans la Chambre du Feu. Et les Lévites en vingt et un endroits : cinq – au cinq portes du Mont du Temple; quatre – à ses quatre coins à l'intérieur; cinq – au cinq portes de la Azarah; quatre – aux quatre coins de l’extérieur, un dans la loge des Moutons, un dans l’Atelier de Broderie, et un derrière le Saint des Saints.
COMMENTAIRE SUR LA MICHNAH 1
Notre Michnah traite de la garde du Temple, que nous avons déjà étudié au début du traité Tamid, qui s’ouvre par le même enseignement.
Il y est expliqué, que la garde du Temple est un commandement positif, parce qu’il est dit au sujet de Aharon (Bamidbar 18, 2) :" Et toi et tes fils avec toi vous serez devant la Tente du Témoignagne", c’est-à-dire : vous y monterez la garde; et il est dit (Ibid.18, 4) : " Ils t’accompagneront (les Lévites) et veilleront à la garde de la Tente d’Assignation", aussi, il est dit (Ibid. 1, 53) : " et les Lévites veilleront à la garde du Tabernacle du Témoignage". Et bien que ces versets aient été dits au sujet du Tabernacle, c’est aussi un commandement pour les générations du Temple (Ramban sur la Torah).
– Cette garde n’est ni par peur de l’ennemi ou des brigands, et ni par crainte du vol ou similaire, mais c’est une garde d’honneur pour la grandeur du Temple, de même qu’un palais entouré de garde est plus prestigieux qu’un palais non gardé (Rambam Hilkhot Beth habé’hira 8, 1).
– Les gardiens sont les Cohanim et les Lévites, comme nous avons précédemment rapporté.
- Concernant le temps de la garde, il y en a qui pensent, que la garde se faisait seulement la nuit, et s'appliquait toute la nuit (Rambam ibid. 2; explication de Rabbénou Chéma’ya sur Midot; Barténora); et d ‘autres qui pensent, que la garde se faisait continuellement le jour et la nuit (Méfarêch au début de Tamid; Ravad ibid.; Roch ibid.).
- Notre Michnah énumère vingt quatre endroits où on montait la garde dans le Temple : en trois endroits les Cohanim montaient la garde, et en vingt et un endroits – les Lévites.
- Nous apprenons de la Guémara (Tamid 26b) ce nombre d’endroits de garde de
l’écriture (Divré hayamim I 26, 17 et 18) : " du côté Est, six Lévites; quatre par jour du côté Nord; quatre par jour du côté du Midi; les entrepots étaient gardés par deux groupes de deux. Quand à l'accès extérieur à l’Ouest, quatre y gardaient la chaussée montante et deux l'accès extérieur" – ainsi, ici vingt quatre postes de garde. Et bien que le verset dit : "les Lévites", les Cohanim généralement sont appelés Lévites, comme l’écriture le déclare (Ye’hezkel 44, 15) : " Quand aux Cohanim-Lévites, fils de Tsadok".
Beth Avtinas – où on élaborait les encens, comme nous l’avions déjà étudié (Tamid 1,1), et selon le Yérouchalmi la Loge d’Avtinas était situé au Sud de la Azarah, au dessus de la Porte de l’Eau
dans la Loge des Reflets – qui était situé au Nord de la Azarah, qui était construite comme un portique sur le dessus de la Porte des Reflets (comme il a été expliqué au traité Tamid 1, 1).Cette loge doit son nom au fait qu'on y entretenait un feu permanent pour les besoins éventuels du Temple. Selon d'autres, ce nom est dû au fait que les premiers rayons du jour levant se reflètaient sur cette haute tour.
et dans la Chambre du Feu –située au Nord de la Azarah à l’Est de la Loge des Reflets, et dont la fonction a été déjà commentée au traité Tamid (1,1).
aux cinq portes de la Azarah – il est expliqué ci-dessous (Michnah 4) : " il y avait sept portes dans la Azarah", de cela nos Sages commentent dans la guémara (Tamid 27a), qu’il y a une divergence d’opinions entre les rédacteurs de la Michnah au sujet du nombre de portes de la Azarah; et que l’auteur de notre Michnah pense qu’il n’y avait seulement cinq portes dans la Azarah.
Certains disent cependant (dans la guémara Tamid 27a), que même l’auteur de notre Michnah pense qu’il y avait sept portes, mais que deux d’entre elles ne nécessitaient pas de garde, car les Cohanim y montaient la garde, c’est-à-dire dans la Chambre du Feu et le Beth Hanitstots (Rambam Hilkhot Beth habé’hira 8, 8); ou parce que les portes qui étaient situées au milieu au Nord et au milieu au Sud ne nécessitaient pas de garde particulière, car elles jouxtaient a droite et à gauche des portes où l'on montait la (Rabénou Guerchom Méor-Hagolah - Roch; et voir explication de Rabbénou Chéma’ya sur notre traité).
quatre aux quatre coins à l’extérieur – à l'extérieur des murailles de la Azarah. Ainsi, tant devant les portes de la Azarah, qu'à ses coins, les Lévites montaient la garde de l’extérieur, afin de pouvoir s’asseoir quand ils étaient fatigués; car il est interdit à quiconque de s’asseoir dans la Azarah, si ce n’est aux Rois de la lignée de David; toutefois, sur le Mont du Temple où il est permis de s’asseoir, nous avons étudié plus haut que les gardiens des portes et des coins de la Azarah étaient à l’intérieur des murailles du Mont;
la loge des Moutons – située dans la Chambre du Feu (comme il sera expliqué ci-dessous à la Michnah 6),
L’Atelier de Broderieoù l’on préparait le rideau (voir Chékalim 8, 5), et les commentateurs écrivent, que son emplacement n’est pas connu;


Michnah 2
Le responsable du Mont du Temple visitait chaque poste de garde, et des flambeaux brûlaient devant lui, et tout garde qui ne se levait pas, le responsable du Mont du Temple lui disait: "la paix soit avec toi! ". S’il s’avérait qu’il s’était endormi, il le frappait de son bâton. Il était autorisé à lui brûler son vêtement. On disait : "quel est ce cri dans la Azarah? C’est le cri d’un Lévi que l’on frappe et dont ses vêtements sont brûlés, parce qu’il s’est endormi durant sa garde". Rabbi Eliézer ben Yaakov raconte : une fois, ils ont trouvé le frère de ma mère endormi, et lui ont brûlé son vêtement.
COMMENTAIRE SUR LA MICHNAH 2
Le responsable du Mont du Temple – Le Chef des gardes du Temple,
des flambeaux brûlaient devant lui –
afin que les gardiens puisse distinguer que c'est lui qui s'approche d’eux (voir Tifférêt Israël),
il lui disait " la paix soit avec toi! " –
et s'il ne lui répondait pas, ainsi c’était la preuve qu’il s’était endormi,
Certains lisent : Tout garde qui ne se levait pas et qui ne lui disait pas : "Chef des Gardes, la paix soit avec toi", c’était un signe qu’il s’était endormi,
Un Lévi que l’on frappe – Certains apprennent de là que c’était seulement le Lévi qui s’était endormi durant sa garde qui était puni par des coups et à lui brûler son vêtement. Mais le Cohen qui s’était endormi, était sanctionné d’une autre manière, car l’écriture dit (Vayikra 21, 8) : " Tu le sanctifieras", de là nous apprenons, qu’il faut se conduire envers lui avec respect (voir Tifférêt Israël);
Certains pensent, que le responsable du Mont du Temple n’était pas en général le préposé sur les gardes des Cohanim, mais seulement sur les gardes des Lévites, et c’est pourquoi il était appelé " le responsable du Mont du Temple" (et non "responsable des Gardes") (voir Tossfoth Yom Tov).
Toutefois, il y a des avis qui commentent, que le responsable du Mont de Temple était le préposé sur toutes les gardes qui avaient lieu dans Temple, comme nous l’avons expliqué au début de notre Michnah, et que s'il est appelé " le responsable du Mont du Temple", c'est qu'au sens large le Mont du Temple, inclue tout ce qui se passe dans le Temple, et de là nous apprenons, que même les gardes des Cohanim étaient sous son autorité, et tout gardien endormi durant sa garde était frappé etc.., comme il est raconté dans notre Michnah. Dans cette optique, l’expression " c’est la voix d’un Lévi que l’on frappe" inclue aussi les Cohanim (Rambam Hilkhot Beth habé’hira 8, 10; voir Michné Lémélekh ibid.; explication des Michnayot par le Rambam Chékalim 5, 1; le Rav Barténora ibid.).
Rabbi Eliézer ben Yaakov raconte : Rabbi Eliézer ben Yaakov mentionné ici, c’est Rabbi Eliézer ben Yaakov (le premier), compagnon de Rabbi Eliézer ben Yaakov Hagadol (le grand) (voir Pessa’him 39a). Il vivait vers la fin du temps du Second Temple, et a vu le Temple avant et après sa destruction. Selon le Talmud de Jérusalem (Yoma chapitre 2, halakha 2), et même selon le Bavli (Yoma 16a), il est l'auteur du traité Midot.

Michnah 3
Il y avait cinq portes au Mont du Temple : deux portes de ’Houlda au Sud, servaient aux entrées et sorties; Kifonos à l’Ouest servait aux entrées et sorties; Tadi au Nord n’était pas utilisée; la porte de l’Est, sur laquelle était représentée la ville de Suze, par laquelle sortait le Cohen Gadol, pour brûler la vache, de même la vache et tous ses assistants sortaient vers le Mont de l’onction.
COMMENTAIRE SUR LA MICHNAH 3
deux portes de ’Houlda au Sud – au côté Sud, il y avait deux portes, qui étaient appelées " portes de ’Houlda" du nom de ’Houlda la Prophètesse qui était assise entre ces deux portes à l'époque du Premier Temple et transmettait sa prophétie au peuple qui y entrait et y sortait (Roch; Tossfoth Yom Tov; Tifférêt Israël; voir Mélakhim 2, 22, 14) comme la plupart des lieux et des services étaient au Sud du Mont du Temple, et que la majorité des entrées et sorties se faisaient par le Sud, on a eu besoin d'y faire deux portes (Roch; Tossfoth Yom Tov; Tifférêt Israël);
Kifonos à l’Ouest – du côté Ouest, il y avait une porte, qui était appelée " porte de Kifonos", apparemment du nom du donateur qui la fit construire; certains disent que" Kifonos" signifie en grec : "travail de jardinage", et serait en rapport avec une roseraie à proximité de cette porte (Chilté Guiborim; rapporté par Tossfoth Yom Tov et Tifférêt Israël);
Tadi au Nord – du côté Nord, Il y avait une seule porte qui était appelée "porte de Tadi", apparemment du nom de son constructeur (Aroukh) elle n’était pas utilisée – par laquelle le public n'entrait ni ne sortait, et elle n’avait été faite que pour la beauté de l’édifice (Méiri); toutefois, un Cohen qui devenait impur sortait par cette porte (comme expliqué à la fin de notre chapitre). De là, certains commentent, que le nom " Tadi" signifie la discrétion (traduction de "Sod" – (Tifférêt Israël), parce qu’on n’empruntait ce chemin qu'occasionellement, en étant discret;
Certains lisent : "Tri" (avec la lettre" Rech"), parce qu'au-dessus de cette porte, en guise de linteau, qu’il y avait deux pierres s’appuyant l’une sur l’autre, et qui étaient dressées en forme de triangle, et dans le language grec " méchoulach" est désigné par " Tri" (voir Tifférêt Israël).
sur laquelle était représentée la ville de Suze – était reproduite une image de la ville de Suze, en signe de soumission au royaume de Perse qui a régné en Erets Israël durant les premières années du second Temple, ou en souvenir de Cyrus roi de Perse qui donna l’autorisation de bâtir le Temple (voir Tifférêt Israël),
par laquelle sortait le Cohen Gadol pour brûler la vache rousse, de même la vache et tous ses assistants – et tous ceux qui participent au cérémonial, sortaient vers le Mont de l’onction – vers le Mont des Oliviers, sur lequel ils brûlaient la vache rousse.
Notre Michnah stipule "le Cohen Gadol qui brûlait la vache", conformément à l’opinion de Rabbi Meyer qui pense, que la vache n’était brûlée que par le Cohen Gadol; la halakha n’est pas retenue comme cela.
Et certains commentent, que même notre Michnah tient qu’elle pouvait être faite par un simple Cohen. Mais, comme le plus souvent c'était effectué par le Cohen Gadol, la Michnah précise "le Cohen Gadol"; bien que la loi soit la même pour un simple Cohen.

Michnah 4
Il y avait sept portes dans la Azarah : trois au Nord, trois au Sud et une à l’Est.
Au Sud – la porte du Bois; la suivante – la porte des premiers-nés; la suivante – la porte de l’eau.
A l’Est – la porte de Nikanor, deux loges y étaient attenantes, une à sa droite et une à sa gauche : une était la loge de Pin’has l’habilleur et une était la loge de confection des ’Havitim.
COMMENTAIRE SUR LA MICHNAH 4
Au Sud –d'ouest en est: la Porte du Bois – par laquelle on faisait entrer le bois nécessaire pour les bûchers de l’Autel;
puis la Porte des premiers-nés – par laquelle ils faisaient entrer les premiers-nés des bêtes, dont l'immolation pouvait se faire même au Sud;
puis la Porte de l’eau – par laquelle on introduisait une cruche d’eau, puisée de la source de Chiloa’h, destinée à la libation d’eau durant les fêtes de Souccoth
Et certains disent : C'est par cette porte que sortiront les eaux, à propos desquelles Yé’hezkel a prophétisé (47, 1 et 2) : " Il me ramena à l’entrée de l’édifice, et voici que les eaux sortaient du dessous du seuil de l’édifice du côté de l’Est…. Et il me fit sortir par la porte Nord, et me fit tourner par le chemin extérieur jusqu’à la porte extérieure située dans le chemin qui regarde vers l’Orient, et voici les eaux coulaient du flanc droit (de la porte)" (voir Barténora).
La Porte de Nikanor – nommée d’après le riche donateur Nikanor, qui fit venir les portes d’Egypte (voir Michnah Yoma 3, 10; guémara Yoma 38a);
Pin’has l’habilleur – préposé aux habits sacerdotaux
la loge de confection des ’Havitim – dans laquelle on préparait l’oblation des ’Havitim du Cohen Gadol.

Michnah 5
Et au Nord – la porte des Reflets était conçue en forme de portique, sur laquelle était construite une chambre surélevée d’où les Cohanim montaient la garde, alors que les Lévites montaient la garde en dessous. Et il y avait une porte donnant sur le ’Heil. La suivante – la porte des sacrifices; et la troisième – la Chambre du Feu.
COMMENTAIRE SUR LA MICHNAH 5
Et au Nord – –d'ouest en est:
une porte
donnant sur le ’Heil – qui s’ouvrait sur le ’Heil, c’est-à-dire l’espace d’une largeur de dix coudées entre le treillis (appelée Soreg, qui est une séparation qui est assemblée de lattes de bois) et la muraille de la Azarah
la porte des sacrifices – par laquelle on faisait entrer les Sacrifices très saints (Kodchei Kodachim), que l’on immolait au côté Nord de la Azarah.

Michnah 6
Il y avait quatre loges dans la Chambre du Feu, comme des pavillons s’ouvrant sur une galerie: deux dans le sacré et deux dans le profane, et des pierres de couleur délimitaient entre le sacré et le profane.
Et quel était leur usage
? celle du Sud-Ouest, était la loge des agneaux des sacrifices; celle du Sud-Est – était la loge de confection des pains de proposition; celle du Nord-Est – où les ’Hachmonéens avaient enfoui les pierres de l’Autel qu’avaient souillé les dominateurs grecs; celle du Nord-Ouest – par laquelle on descendait vers le bain rituel.
COMMENTAIRE SUR LA MICHNAH 6
deux dans le sacré – deux loges se trouvaient dans la limite de la Azarah,
et deux dans le profane – et deux loges à l’extérieur de la limite de la Azarah, du côté Nord de la Chambre du Feu,

des pierres de couleur en saillies des murs (Tifférêt Israël; voir Barténora et Tossfoth Yom Tov); Et certains formulent : " pésséfassin et ils expliquent : c’est une une séparation de pierres de couleur (Rabbi Haïm Albak),
la loge des agneaux des sacrifices – où étaient parqués les agneaux vérifiés de tout défaut, en instance du sacrifice perpétuel, comme enseigné (Arakhin 2, 5) : "il n’y avait pas moins de six agneaux vérifiés dans la loge des agneaux";
où les ’Hachmonéens avaient enfoui les pierres de l’Autel qu’avaient souillé les dominateurs grecs – car ils avaient offert des sacrifices sur l’Autel pour leur culte idolâtre, et lorsque les ’Hachmonéens avaient purifié le Temple, ils avaient enfoui les pierres de l’Autel dans cette loge;
dans le traité Tamid (3, 3) cette loge se nommait : "la loge des sceaux", car on y préparait les jetons vendus à l'entrée du Temple qui permettaient l'achat des nécessaires des Sacrifices.
par laquelle on descendait vers le bain rituel – dans le sol il y avait une ouverture, par laquelle les Cohanim descendaient vers le bain rituel; dans le traité Tamid (ibid.) cette loge était appelée : "la loge de la Chambre du Feu", car s'y trouvait un bûcheroù se réchauffaient les Cohanim, après leur bain rituel (voir Tifférêt Israël).

Michnah 7
Il y avait deux portes dans la Chambre du Feu : une donnant accés au ’Heil, et une donnant accés à la Azarah. Rabbi Yéhouda a dit : celle qui donnait accés à la Azarah avait un petit portillon, par lequel ils entraient pour inspecter la Azarah.
COMMENTAIRE SUR LA MICHNAH 7
accés au ’Heil – c’est la porte qui est située au Nord de la Loge des Reflets, donnant accés au ’Heil, l’espace entre la Azarah et le Mont du Temple comme nous l’avons expliqué plus haut (Michnah 5),
et une donnant accés à la Azarah – c’est la porte qui est située au Sud de la Chambre du Feu.
un petit portillon – un petit battant était incorporé dans la porte, par lequel chaque matin, ils entraient par ce portillon pour vérifier et inspecter si tous les ustensiles de culte étaient à leur place, comme nous l’avons étudié dans le traité Tamid (1, 3).

Michnah 8
La Chambre du Feu coiffée d’un dôme, était un grand pavillon, aménagé sur son pourtour de gradins de pierres, où les doyens du clan de garde dormaient, et les clefs de la Azarah étaient en leur possession. Quand aux jeunes prêtres, chacun déployait sa couverture à même le sol.
COMMENTAIRE SUR LA MICHNAH 8
des gradins de pierres –ressortaient des murs de l’intérieur de la Loge des Reflets, ces bancs étaient les uns au dessus des autres.
où les doyens du clan de garde – travaillant le lendemain dans le Temple,
et les clefs de la Azarah étaient en leur possession – de façon que personne n’avait le droit de les prendre sans leur permission.

Michnah 9
Il y avait une trappe d’une coudée sur une coudée, recouverte d’une dalle de marbre où un anneau était fixé, et une chaînette à laquelle les clefs étaient accrochées.
Lors de la fermeture, il soulevait la plaque à l’aide de l’anneau, et décrochait les clefs de la chaînette, puis le Cohen fermait de l’intérieur, alors que le Lévi y dormait à l’extérieur.
Il achevait la fermeture, remettait les clefs sur la chaînette, et la plaque à son emplacement, ensuite posait sa couverture par dessus, puis y dormait.
Si un incident arrivait à l’un d’entre eux, il sortait et s’en allait par une galerie souterraine qui passait sous le birah, des lampes éclairaient de chaque côté, par là il arrivait au bain rituel.
Rabbi Eliézer ben Yaakov dit : il suivait la galerie souterraine qui passait sous le ’Heil, puis sortait et s’en allait par Tadi.
COMMENTAIRE SUR LA MICHNAH 9
un anneau était fixé – sur la plaque à l’extérieur, afin de saisir l’anneau et soulever la plaque,
une chaînette –était fixée sur la plaque à l’intérieur,
Lors de la fermeture – des portes de la Azarah, il soulevait – le Cohen qui est le portier (Rabbénou Chéma’ya), la plaque à l’aide de l’anneau – c’est selon " le Méiri" (comme nous l’avons rapporté plus haut), ainsi la version est : la plaque par l’anneau, et décrochait les clefs de la chaînette, puis le Cohen fermait de l’intérieur – les portes de la Azarah,
alors que le Lévi dormait à l’extérieur – Il semble pour certains qu'il faut lire "yochev" (est assis) à l’extérieur, comme nous savons que les Lévyïm montaient la garde à l’extérieur des portes de la Azarah, et non "yochen" (dort).
Si un incident arrivait – à la suite d’une pollution nocturne,
par une galerie souterraine qui passait sous le birah –
c’est-à-dire sous le Temple (voir Tamid 1, 1); car il était interdit à la personne ayant eu une pollution nocturne de traverser la Azarah. Les galeries souterraines n’avaient pas de caractère sacré.
il arrivait au bain rituel – et s’y trempait.
s’en allait par Tadi – Quand il quittait le bain rituel, il ne retournait pas dans la Chambre du Feu, mais empruntait la galerie souterraine qui passait sous le ’Heil, et sortait vers le Mont du Temple proche de la porte du côté Nord appelée la porte de Tadi. Rabbi Eliézer ben Yaakov est en désaccord sur le point avec ce que nous avons étudié (Tamid 1, 1) : "il revenait s’asseoir parmi ses frères les Cohanim, jusqu’à que les portes s’ouvraient". D’après l’opinion de Rabbi Eliézer, il lui était interdit de revenir dans la Chambre du Feu, parce qu’il est un Tévoul Yom (impur qui s’est immergé dans le bain de purification, mais qui ne sera purifié définitivement qu’après le coucher du soleil); mais, les Sages pensent : bien qu’il est un Tévoul Yom, on le laisse regagner la Chambre du Feu, puisqu’il est devenu impur à l’intérieur (Barténora).
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