Adapté de LA
HAGGADAH DE PESSAH'- SOURCES, COUTUMES ET SIGNIFICATIONS
Traduit par Schlomo Brodowicz,
Edition Nefech, 1984.
Avec la permission du traducteur.
Revu par Aharon
Procédure du sacrifice de Pessah'
[II est écrit]. " Nos lèvres remplaceront
les taureaux". C'est pourquoi la prière de Min'ha remplace-t-elle le
Sacrifice Perpétuel de l'après-midi.
A l'époque du Temple l'agneau pascal (Pessa'h) était égorgé
après le Sacrifice Perpétuel de l'après-midi; aussi convient-il
de se consacrer à l'étude de ce sacrifice la veille de Pessa'h,
et c'est ainsi qu'après la prière de Min'ha on récitera
ceci.
Pour le sacrifice de Pessah, on apporte un agneau mâle d'un an, mouton
ou chevreau.
On en fait la Che'hitah, en n'importe quel endroit de la cour du Temple, après
midi du quatorze Nissan, après la Che'hitah du sacrifice Perpétuel
de l'après-midi, et après l'entretien de la Menorah de l'après
midi.
On ne fait pas la Che'hitah de l'agneau pascal, tant que l'on a du Hamets
en sa possession.
Si le sacrifice de Pessah, a été égorgé avant
le sacrifice Perpétuel de l'après-midi, il est valide, à
condition toutefois, que quelqu'un remue le sang du sacrifice de Pessah, afin
qu'il ne coagule pas, jusqu'à ce que soit aspergé le sang du
sacrifice Perpétuel de l'après-midi, à la suite de quoi,
on aspergera une fois du sang du sacrifice de Pessah, en direction de la base
de l'Autel.
Comment procéde-t-on?
Le Cho'het égorge l'agneau, dont le sang est recueilli par le premier
Cohen du rang, qui le transmet à son collègue, puis celui-ci
à un autre, jusqu'au Cohen le plus proche de l'Autel, qui verse [le
sang] en direction de la base de l'Autel. Puis il rend le récipient
vide à son collègue, puis celui-ci à son collègue.
Le premier Cohen reçoit d'abord un récipient plein, avant de
rendre le vide.
Il y avait des rangées de jattes d'or, et des rangées de jattes
d'argent, et les jattes n'avaient pas de base, de crainte qu'elles ne soient
posées, et que le sang ne coagule.
Le sacrifice de Pessah est ensuite suspendu, dépecé, et découpé,
puis l'on purge ses intestins des excréments, on en extrait les offrandes
d'entrailles qui sont la graisse recouvrant les intestins, le diaphragme,
les deux rognons et la graisse péri rénale, et la queue jusqu'à
la colonne vertébrale.
On les dépose ensuite dans un récipient du Culte, et le Cohen
les sale puis les fait consumer séparément sur l'Autel.
La Che'hitah, l'aspersion du sang, la purge des intestins, et la combustion
des graisses du sacrifice, se pratiquent même le Chabbat, mais les autres
gestes ne priment pas sur le Chabbat. De même, on n'emporte pas chez
soi, le sacrifice de Pessah lorsque le quatorze Nissan tombe le jour de Chabbat.
En ce cas, les hommes du premier groupe, restent avec leur sacrifice sur l'esplanade
du Temple, le second groupe se tient dans le 'Heil [espace de l'esplanade
entourant le Temple]; quant au troisième groupe, il reste dans le Parvis.
La nuit tombée, ils rentrent chez eux, pour rôtir leurs sacrifices.
Le sacrifice de Pessah est égorgé en trois groupes successifs,
dont chacun ne comprend pas moins de trente hommes.
Le premier groupe pénètre dans la cour du Temple, qui, une fois
remplie est verrouillée. Pendant qu'ils font la Che'hitah et s'occupent
des offrandes, on récite le Hallel. Si on le conclut avant que tous
aient terminé les offrandes, on le reprend une seconde fois, puis éventuellement
une troisième fois.
A chaque récitation du Hallel, on sonne trois sonneries du Choffar:
une Tekiyah,
une Terouah, et une Tekiyah.
(En format real audio,
Tekiah - Terouah)
Lorsque le sacrifice est terminé, on ouvre les portes de la cour du
Temple.
Le premier groupe sort, et le second groupe rentre, et l'on ferme les portes
la cour, pour les rouvrir lorsqu'ils ont terminé.
Le second groupe et le troisième groupe entre.
La procédure est la même pour tous les groupes.
Après que tous soient sortis, on lave le Parvis, même un jour
de Chabbat, en raison des traces de sang qui s'y trouvent.
Comment effectue-t-on le rinçage?
Une rigole traverse la cour et sort à l'extrémité du
Parvis.
Lorsque l'on désire rincer le sol, on bouche l'écoulement; l'eau
déborde ainsi sur tous les côtés, puis monte et inonde
tout, emportant avec elle, tout le sang et les souillures de la cour.
Ensuite on ouvre l'écoulement d'eau et tout s'écoule laissant
un parterre propre et net.
Ainsi honore-on le Temple.
Si le sacrifice de Pessah se révèle impropre à la consommation
(Tréfah) il ne compte pas tant qu'il n'en apporte pas un autre.
Voici les faits relatés de façon très concise.
Celui qui craint, et redoute la parole de Dieu, se doit de les réciter
à l'heure où aurait lieu ce sacrifice, afin que cette récitation
lui tienne lieu de sacrifice.
Il faudra également déplorer la destruction du Temple, et implorer
Dieu, Créateur de l'univers, pour qu'Il le reconstruise prochainement
de nos jours. Amen.
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