Les fêtes juives
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Le Choffar


La Torah (Bamidbar 29, 1)prescrit de sonner du Choffar le 1er jour du 7ème mois, à compter du mois de Nissan, mois de la sortie d'Egypte.
Le Nouvel an des Rois
et du décompte des fêtes se tient à partir du mois de Nissan, mais l'année "civile" concernant les travaux agricoles et l'âge du bétail commence le 1er Tichri, Jour de Roch Hachanah.
Déjà à l'époque du Temple, lorsque le nouveau mois était proclamé par le Grand Tribunal de Jérusalem après audition des témoins ayant vu a nouvelle lune, était institué un double jour de Roch Hachanah: le 30ème jour du mois d'Elloul, susceptible d'être le jour de la nouvelle lune si elle était constatée, et le lendemain. C'est de là que vient l'usage d'observer deux jours de Roch Hachanah même à Jérusalem.
Ce jour est le jour du jugement, et outre nos prières au Créateur du Monde, nous devons sonner ou écouter la sonnerie ("Terouah") du Choffar, telle qu'ordonnée par la Torah.
Car le mot "Choffar" a pour racine le mot "Ch-F-R" dont le sens est "amélioration", l'amélioration de nos dispositions envers D.ieu.
Bien que l'obligation de sonner du Choffar soit un ordre de D.ieu, nous pouvons encore y trouver une symbolique:
Eveillez vous les assoupis, inspectez vos actions, revenez à D.ieu.

La "Terouah" est également sonnée à l'issue de Yom Kippour de l'année du jubilé, tous les cinquante ans, annonçant la libération de tous les esclaves hébreux et le retour à leurs propriétaires des terres vendues durant le demi siècle écoulé.
Les lois concernant cette sonnerie se déduisent des prescriptions toraniques de Roch Hachanah et du jubilé.
Il est vrai que le mot "Terouah" comme le mot "Choffar" seraient pour nous incompréhensibles sans l'héritage de la Loi orale, la Michnah et le Talmud, et la tradition véhiculée depuis plus de trois mille ans, qui nous enseignent qu'il s'agit du son émis dans une corne creuse.
 
Il peut s'agir d'une corne de bélier, plaidant devant D.ieu le souvenir du bélier qu'offrit finalement notre Père Avraham qui était pourtant prêt à sacrifier son propre fils à la demande de D.ieu, mais aussi nous remémorant l'abnégation de nos ancêtres qui ont su de tous temps être prêts à se sacrifier devant D.ieu. Mais il peut aussi s'agir d'une corne de chèvre ou de bouc, de gazelle ou d'antilope. La corne de taureau ou de vache ne peut être utilisée, car elle est faite d'un "os" plein et non d'une corne creuse comme les précédents. On n'utilise pas de corne provenant d'un animal impur (non cachère).
On choisit de préférence une corne courbe, incitant à courber son coeur devant D.ieu. Le Choffar est tenu vers le côté droit, l'ouverture vers le haut.
   
 

La taille du Choffar doit être un "Téfa'h" (une palme, soit une dizaine de centimètres) ou plus pour pouvoir dépasser de la main, et que l'on ne s'imagine pas que l'officiant sonne dans ses mains...
Savoir sonner du choffar, c'est bien sûr savoir sortir de la corne un son adéquat, mais c'est aussi exprimer des sons qui correspondent aux durée et rythme enseignés par la Torah.
 


Quelques règles concernant la sonnerie du Choffar