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Les
fêtes juives |
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Quelques mots de Kippour
Deux amis se rencontrent à
quelques jours de Kippour.
De quoi avons nous l'air avec toutes les fautes que nous avons commises?
Les fautes? Peu importe! La Techouva, ça existe. Mais nos Mitsvot,
de quoi ont elles l'air?
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Dans l'office de Kippour, nous
concluons la veille comme le jour dans Cha'harit, Moussaf Min'ha et Néïla
par la bénédiction "Baroukh Ata ... Béni sois Tu D.ieu,
Roi du monde, Qui pardonne nos fautes et les fautes du Peuple juif, et efface
nos péchés chaque année…"
D'où avons nous une telle certitude? N'est ce pas une bénédiction
en vain, faute grave, de prononcer le Nom Divin pour rien?
Rabbi Lévi Its'hak de Berditchev expliquait que de fait, c'est exprès
que nous prononçons cette bénédiction.
Un enfant intelligent s'il veut obtenir un fruit qu'il n'est pas sûr
que son père accepte de lui donner, que fait il? Il prononce la bénédiction
sur le fruit, et fait signe à son père de lui passer le fruit,
pour que la bénédiction n'ait pas été dite en
vain.
Ainsi agissons nous avec le Maître du monde.
Nous le bénissons de ce que "Il pardonne nos fautes et les fautes du
Peuple juif, et efface nos péchés chaque année…", et
il se sait obliger de satisfaire notre prière, car il ne peut faire
que le Peuple juif, des millions de juifs, aient prononcé son Nom en
vain.
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Rabbi Zalman de Volozhin vit une
veille de Kippour un juif s'approcher d'un autre et lui demander pardon pour
un affront qu'il lui avait fait.
Mais l'autre refusa en déclarant que la loi n'oblige pas à pardonner
à quelqu'un qui a dit du mal d'un autre.
Rabbi Zalman appela ce juif discrètement.
Cher ami, nos Sages disent que Jérusalem ne fut détruite que
parce les juifs de l'époque s'en tenaient strictement aux paroles de
la loi.
Est ce la pire des Fautes? Les Prophètes, notamment Ezéchiel,
témoignent des fautes innombrables et innommables de cette génération.
Comment imaginer que le seul reproche que D.ieu leur ait trouvé soit
de prendre la loi au pied de la lettre?
De fait, tant que les juifs fautaient envers D.ieu, mais dans leur rapport
entre eux étaient capables de se dépasser et d'aller plus loin
que ce que la loi leur demande, D.ieu passait outre et dépassait les
limites strictes de la loi pour les juger favorablement. Mais lorsqu'ils en
sont arrivés à se comporter entre eux "comme la loi" sans la
moindre concession, alors D.ieu s'est comporté avec eux "comme la loi"
et pas plus, et leur a demandé des comptes sur chacun de leurs agissements.
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Pourquoi disons nous la bénédiction
"Chéhé'hiyanou" le soir de Kippour?
Parce que nous avons l'occasion de trouver à la synagogue des gens
qu'on n'y voit qu'une fois par an …..
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Kippour dans le Beth Hamidrache
de Rabbi 'Haïm de Tsanz.
Peu avant la Néilah, un homme fit un malaise et demanda qu'on lui porte
à boire. C'était un homme aussi riche qu'avare, et les mauvaises
langues susurrèrent qu'après avoir refusé un verre d'eau
à tant de miséreux cette année, c'était justice
qu'il éprouve lui aussi de la soif à ce point.
Par crainte pour sa santé, on alla consulter le Rav, qui demanda qu'on
lui fasse boire quelques gorgées d'eau, par petites quantités
à la petite cuillère, afin de limiter la transgression du jeune
de Kippour. De fait, plus on lui donnait à boire, et plus il en réclamait,
au grand embarras du Rav, qui partit consulter le Rabbi, pour ne pas permettre
de sa seule autorité qu'il rompe le jeune.
Untel? Dites lui que pour chaque verre d'eau qu'il boira, il devra demain
donner cent pièces à la tsédaka. Et c'est seulement s'il
accepte que vous lui donnerez à boire…
Il n'en fallait pas plus pour que la soif de l'homme disparaisse complètement…
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Rabbi Lévi Its'hak de Berditchev
avait l'habitude de dire que notre génération est plus méritante
que les précédentes.
Eux, lorsqu'ils se frappaient sur la poitrine et disaient "Achamnou, Bagadnou,
… nous avons fauté, nous nous sommes rebellés…", c'était
un mensonge. Rien de toute cette confession n'était vrai. Is n'avaient
commis aucune de ces fautes. Et nous, quand nous arrivons à la synagogue
et commençons à proclamer "Achamnou, Bagadnou, … nous avons
fauté, nous nous sommes rebellés…", ce n'est que pure vérité.
Pas l'ombre d'un mensonge.
Et par ce mérite, nous méritons pleinement que D.ieu nous pardonne
pour toutes nos fautes!
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Une fois, lors des Seli'hot, Rabbi
Elimelekh de Lizhinsk se mit à sourire.
Il expliqua par la suite à ses disciples que dans un village, un des
juifs avait une vie difficile, et plus son commerce périclitait, plus
il s'en prenait à D.ieu, et tendait à négliger la prière.
Au point de cesser complètement de s'adresser à D.ieu.
Mais il a maintenant décidé de faire la paix avec le Créateur.
Il s'est attablé, a rempli deux verres de liqueur, puis s'est adressé
à Hachem. Lorsqu'il a fini le premier verre, il a déclaré:
"Je sais que Tu ne boiras pas, alors je prends ton verre. Allez faisons
la paix"
L'innocence de ce juif et sa simplicité ont provoqué là
haut un immense éclat de rire, et c'est pourquoi moi aussi j'ai rit.