Mise
à jour le
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Site
des fêtes juives
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On
raconte
qu'au cours de ses conquêtes, Napoléon rentra un jour dans la
synagogue d'une petite ville aux fins fonds de l'Europe. Il y découvrit
une vison surprenante. Hommes et femmes étaient assis par terre, pleurant
et gémissant. Un de ses officiers, plus au courant des choses le rassura.
Aucun massacre n'avait été commis, aucun incident dramatique
n'avait troublé la communauté juive.
"C'est une coutume juive, chaque année, de se rassembler et pleurer
une journée entière, qu'ils appellent "le 9 Av". Ce jour marque
l'anniversaire de la destruction du Temple des Juifs, à Jérusalem,
et le début de l'exil des juifs parmi les Nations. Ils se lamentent,
jeûnent, prient, lisent des passages bibliques concernant la destruction
et l'annonce du retour à Sion. Ce que Sa Majesté voit ici se
déroule dans toutes les communautés juives du monde. "
"Et depuis combien de temps leur Temple a-t-il été détruit?
Deux mille ans? Une nation qui pleure et jeune pour sa terre et son Temple
pendant plus de deux mille ans, c'est sûr qu'elle sera exaucée!
Curieux comme je suis, j'ai cherché, (sans trouver!) une source historique à cette anecdote.
Juin 2018;
Lire http://www.passion-histoire.net/viewtopic.php?f=55&t=33039
http://docteurangelique.forumactif.com/t22807-napoleon-bonaparte-s-adresse-a-la-nation-juive-pour-recuperer-jerusalem
A défaut,
j'ai trouvé le texte surprenant d'une Proclamation à la nation
Juive, Quartier général Jérusalem,
1er floréal, an VII de la République Française (20 avril
1799), par Bonaparte, commandant en chef des armées de la République
Française en Afrique et en Asie, aux héritiers légitimes
de la Palestine : (http://ameliefr.club.fr/Napoleon-juifs.html)
Israélites, nation unique que les conquêtes et la tyrannie ont
pu, pendant des milliers d'années, priver de leur terre ancestrale,
mais ni de leur nom, ni de leur existence nationale !Les observateurs attentifs
et impartiaux du destin des nations, même s'ils n'ont pas les dons prophétiques
d'Israël et de Joël, se sont rendus compte de la justesse des prédictions
des grands prophètes qui, à la veille de la destruction de Sion,
ont prédit que les enfants du Seigneur reviendraient dans leur patrie
avec des chansons et dans la joie et que la tristesse et que les soupirs s'enfuiraient
à jamais. (Isaie 35.10)
Debout dans la joie, les exilés ! Cette guerre sans exemple dans toute
l'histoire, a été engagée pour sa propre défense
par une nation, de qui les terres héréditaires étaient
considérées par ses ennemis comme une proie offerte à
dépecer. Maintenant cette nation se venge de deux mille ans d'ignominie.
Bien que l'époque et les circonstances semblent peu favorables à
l'affirmation ou même à l'expression de vos demandes, cette guerre
vous offre aujourd'hui, contrairement à toute attente, le patrimoine
israélien.
La Providence m'a envoyé ici avec une jeune armée, guidée
par la justice et accompagnée par la victoire. Mon quartier général
est à Jérusalem et dans quelques jours je serais à Damas,
dont la proximité n'est plus à craindre pour la ville de David.Héritiers
légitimes de la Palestine !La Grande Nation qui ne trafique pas les
hommes et les pays selon la façon de ceux qui ont vendu vos ancêtres
à tous les peuples (Joël 4.6) ne vous appelle pas à conquérir
votre patrimoine. Non, elle vous demande de prendre seulement ce qu'elle a
déjà conquis avec son appui et son autorisation de rester maître
de cette terre et de la garder malgré tous les adversaires.Levez-vous
! Montrez que toute la puissance de vos oppresseurs n'a pu anéantir
le courage des descendants de ces héros qui auraient fait honneur à
Sparte et à Rome (Maccabée 12.15). Montrez que deux mille ans
d'esclavage n'ont pas réussi à étouffer ce courage.Hâtez
vous! C'est le moment qui ne reviendra peut-être pas d'ici mille ans,
de réclamer la restauration de vos droits civils, de votre place parmi
les peuples du monde. Vous avez le droit à une existence politique
en tant que nation parmi les autres nations. Vous avez le droit d'adorer librement
le Seigneur selon votre religion. (Joël 4.20)
Ce texte aurait dû être délivré aux Juifs
après la prise de Jérusalem ... qui n'a jamais eu lieu.
Un autre texte jette un regard peu usité sur les intentions
de Napoléon à la veille de la création du Sanhédrin
(http://www.histoire-empire.org/correspondance_de_napoleon/1806/sept_01.htm):
Saint-Cloud, 3 septembre 1806
NOTE POUR LE MINISTRE DE L'INTÉRIEUR
La formation du grand sanhédrin au moyen de l'éloignement d'une
partie des membres de l'assemblée actuelle n'est pas une idée
heureuse. Ces membres sont la base de l'opération, puisque ce sont
eux qui ont fait les réponses. Ainsi l'on quitterait le certain pour
l'incertain.
Il y a dans l'assemblée quinze rabbins; si ce nombre ne suffit pas
on peut en faire venir trente autres. On joindrait à ces quarante-cinq
rabbins trente principaux membres de l'assemblée, et ces soixante et
quinze individus formeraient le sanhédrin. Mais l'assemblée
telle qu'elle est resterait en entier; elle serait seulement augmentée
des trente rabbins nouvellement appelés.
La grande discussion aurait lieu dans l'assemblée, et les bases arrêtées
par elle seraient converties en décrets ou décisions par le
grand sanhédrin. Par ce moyen, on aurait l'avantage de se servir d'un
grand nombre d'individus déjà engagés pour influer
sur les rabbins. Ce grand nombre engagerait les rabbins timides et agirait
sur les rabbins fanatiques, en cas de résistance extraordinaire, en
les plaçant entre la nécessité d'adopter les explications,
ou le danger d'un refus dont la suite serait l'expulsion du peuple juif.
Ces querelles de famille conduiraient vraisemblablement au but qu'on se
propose.
Ainsi donc il ne faut renvoyer personne; mais il faut charger l'assemblée
de déclarer qu'il sera formé dans son sein un grand sanhédrin
composé de telle ou telle manière. On aura de la sorte, au lieu
de quelques rabbins qui ne verraient que le ciel et leur doctrine, une assemblée
nombreuse qui jugera l'intérêt du peuple juif dans le rapprochement
de tous les esprits; une assemblée d'hommes qui craindront de perdre
leur fortune; une assemblée des principaux parmi les Juifs, qui ne
voudront pas qu'on puisse leur imputer les malheurs de la nation juive.
L'assemblée actuelle serait donc l'assemblée des représentants
ou des principaux de la nation juive; le sanhédrin (conseil suprême
du judaïsme) en serait le comité. Ce qui justifiera la nécessité
de l'existence de l'assemblée , c'est qu'indépendamment des
objets de politique qu'elle doit traiter, elle aura aussi à statuer
sur des points de discipline, et à régler l'organisation, la
nomination, le traitement, les pensions des rabbins, discussions dans lesquelles
les rabbins seront partie.
Mais, avant de faire venir, pour mettre l'assemblée dans le cas de
former dans son sein le grand sanhédrin, un nombre aussi considérable
de rabbins, il faut s'assurer si les quinze rabbins, députés
actuels, sont de l'opinion des réponses faites aux questions, et à
quel point ils tiennent à des vues théologiques.
Il serait en effet fort ridicule de faire venir, à grands frais, trente
nouveaux rabbins pour déclarer que les Juifs ne sont pas les frères
des Francais.
Voici par
ailleurs les questions soumises au Sanhédrin (http://www.histoire-empire.org/correspondance_de_napoleon/1806/juillet_02.htm)
Saint-Cloud, 22 juillet 1806
A M. Champagny
Monsieur Champagny, ayant ordonné, par notre décret du 30 mai dernier, de réunir les plus considérables d'entre les Juifs en assemblée, dans notre honnête ville de Paris, nous avons nommé, par notre décret de ce jour, MM. Molé, Portalis et Pasquier, maîtres des requêtes en notre Conseil d'État, pour nos commissaires près ladite assemblée. Nous désirons que les membres de cette assemblée se réunissent le 26 du présent mois, et ensuite à leur volonté, et qu'ils nomment un président, deux secrétaires et trois scrutateurs pris parmi eux. L'assemblée étant organisée, nos commissaires soumettront à sa discussion les questions que nous joignons à cette lettre. Elle nommera une commission pour préparer le travail et diriger la discussion sur chacune de ces questions. Les Juifs de notre royaume d'Italie ayant demandé la faveur d'être admis dans cette assemblée, nous la leur avons accordée et nous voulons qu'ils y aient entrée à mesure qu'ils arriveront à Paris. Notre but est de concilier la croyance des Juifs avec les devoirs des Français, et de les rendre citoyens utiles, étant résolu de porter remède au mal auquel beaucoup d'entre eux se livrent au détriment de nos sujets.
ANNEXE
QUESTIONS A FAIRE A L'ASSEMBLÉE DES JUIFS
1° Est-il licite aux Juifs d'épouser plusieurs femmes ?
2° Le divorce est-il permis par la religion juive ?
Le divorce est-il valable sans qu'il soit prononcé par les tribunaux et en vertu de lois contradictoires à celles du code français ?
3° Une Juive peut-elle se marier avec un Chrétien, et une Chrétienne avec un Juif ? ou la loi veut-elle que les Juifs ne se marient qu'entre eux ?
4° Aux yeux des Juifs, les Français sont-ils leurs frères, ou sont- ils des étrangers ?
5° Dans l'un et l'autre cas, quels sont les rapports que leur loi leur prescrit avec les Français qui ne sont pas de leur religion ?
6° Les Juifs nés en France et traités par la loi comme citoyens français regardent-ils la France comme leur patrie ? Ont-ils l'obligation de la défendre ? Sont-ils obligés d'obéir aux lois et de suivre toutes les dispositions du Code civil ?
7° Qui nomme les rabbins ?
8° Quelle juridiction de police exercent les rabbins parmi les Juifs ? Quelle police judiciaire exercent-ils parmi eux ?
9° Ces formes d'élection, cette juridiction de police et judiciaire sont-elles voulues par leurs lois , ou seulement consacrées par l'usage ?
10° Est-il des professions que la loi des Juifs leur défende ?
11° La loi des Juifs leur défend-elle de faire l'usure à leurs frères ?
12° Leur défend-elle ou leur permet-elle de faire l'usure aux étrangers ?