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CHAPITRE
VI
L'obligation D'allumage
1 - Bien qu'il
s'agisse d'un commandement rabbinique, les Ha'khamim ont accordé
une importance capitale à l'allumage des lumières de Hannoucah.
Il faudrait même accepter de mendier pour se procurer l'huile ou les
bougies nécessaires à l'allumage.
2 - De
plus, cette obligation incombe également aux hommes et aux femmes.
En effet, même si, en règle générale, les femmes
sont exemptes d'accomplir les commandements assignés à un
temps précis, il en va autrement en ce qui concerne l'obligation
d'allumage. La raison à cela, invoquée par les Ha'khamim,
est que les femmes, au même titre que les hommes, ont bénéficié
des miracles de D.ieu qui sont commémorés lors de cette fête.
Plus encore, le Salut Divin est venu en grande partie grâce à
l'intervention d'une femme, Judith (voir chapitre 1).
L'obligation des femmes.
3 - A ce titre,
une femme pourrait, par son allumage, rendre quittes tous les membres de
la famille de leur obligation.
4 - Cependant,
si le chef de famille est présent, et qu'il est en mesure d'allumer
en récitant les bénédictions, il ne devra pas déléguer
sa femme ou l'un de ses enfants pour l'acquitter de son obligation. (Ceci
constituerait pour lui un acte de mépris vis-à-vis de la Mitzvah).
5 - Toutefois,
une femme ou une jeune fille vivant seule doit s'acquitter de son obligation
par elle-même.
Les enfants.
6 - Les garçons
âgés de 13 ans et plus et les jeunes filles âgées
de 12 ans et plus, sont concernés par cette obligation, au même
titre qu'un adulte.
7 - Les
enfants en deçà de cette limite d'âge doivent être
initiés à cet allumage, dès qu'ils sont en âge
de le faire et de comprendre le sens de la fête, ceci afin de les
éduquer dans cette Mitzvah.
8 - Il
est entendu que dans ce dernier cas, ils ne pourront pas, par leur allumage,
acquitter une personne adulte de son obligation.
En pratique.
9 - Selon la
coutume Sépharade, seul le chef de famille procède à
l'allumage et acquitte par cet acte tous les membres de la famille, ainsi
que les personnes qui mangent quotidiennement à sa table.
10 -
Ces derniers devront écouter attentivement les bénédictions
récitées, avoir à l'esprit de s'acquitter de leur obligation
et répondre Amen. (Il est à noter que l'omission du Amen ne
compromettrait en rien leur acquittement. Par contre, ils ne seraient pas
acquittés s'ils répondent "Baroukh Hou Ou Baroukh Chémo"
en cours de bénédiction).
11 -
Chez les Sépharadim, on a coutume dans certains foyers, qu'à
partir du deuxième jour, le père donne à ses jeunes
garçons la Mitzvah d'allumer les lumières "supplémentaires",
dans le but de les éduquer dans la Mitzvah.
12 -
La coutume chez 'Habad et chez les Achkénazim veut que chaque homme
ou garçon, au sein d'une même famille, allume ses propres lumières
et récite les bénédictions appropriées.
13 -
Ceci s'applique également aux jeunes garçons (en deçà
de l'âge de Bar-Mitzva) en âge d'être éduqués
à la Mitzvah.
14 -
Toutefois, chacun veillera à allumer ses lumières à
un endroit qui lui est propre de façon à ce que le nombre
de lumières indique bien sur le nombre de jours écoulés.
15 -
Les femmes et les jeunes filles (quel que soit leur âge) s'acquitteront
de leur obligation, selon cette coutume, par l'allumage du chef de famille.
Cas particuliers.
16 - Comme
pour toutes les autres obligations de la Torah, un sourd-muet ou un Choté
(déficient mental défini par la Halakha) ne sont pas tenus
d'allumer.
17 -
Un aveugle devra s'acquitter en assistant à l'allumage qui est fait
par son conjoint, ou toute autre personne vivant chez lui. Dans le cas où
il vit seul, il pourra allumer avec l'aide de quelqu'un d'autre, sans toutefois
réciter les bénédictions.