Adapté du Guide édité par le Beth Loubavitch de Paris

 

Pessa'h aura lieu cette année du soir au soir .

Le mot du Rabbi - Les préparatifs - La recherche du ‘hamets - La veille de la fête - La fête... - Le calendrier - Bénédictions - Acte de vente

Le mot du Rabbi

Haqhel et Bénédiction du soleil (5769)
D’après les commentaires du Rabbi de Loubavitch,
Cette année, la fête de Pessah intervient alors que, la veille même, nous avons prononcé la "bénédiction du soleil" que nous disons seulement tous les 28 ans. Cette cérémonie marque le fait que le soleil a terminé un cycle complet et qu’il en commence un nouveau à ce moment. Il se trouve alors dans la position qu'il occupait lorsqu'il entama son premier cycle après sa création. Nous disons toujours cette bénédiction un mercredi, le jour où D.ieu plaça les deux "grands luminaires" - le soleil et la lune – dans le ciel.
Le fait que la bénédiction soit dite un mercredi est également lié au texte de la Michna – la Loi orale – qui déclare que "la jeune fille se marie un mercredi". Car le peuple juif est la "fiancée de D.ieu" et ce lien particulier est souligné par la "bénédiction du soleil".
En effet, souvent le monde n'y voit que la poursuite d'un cycle naturel. Mais les Juifs se réunissent et, publiquement, prononçant la bénédiction, ils proclament que c'est D.ieu Qui, dans Sa bonté, "renouvelle l'œuvre de la création". Ils manifestent ainsi que, traditionnellement "comparés à la lune" – le "petit luminaire" – comme elle réfléchit la lumière du soleil –le "grand luminaire" – ils reflètent celle de D.ieu dont le soleil symbolise la gloire.
La "bénédiction du soleil" est toujours dite une année de Hakhel – de rassemblement. Cela renforce encore cette idée. Le peuple juif, depuis sa naissance en tant que peuple lors de la sortie d'Egypte, toujours uni, a su rester fidèle à D.ieu, pénétré de Sa présence.
Au travers de l'histoire, il a conservé ce lien essentiel avec Lui. Le Hakhel est un signe de cette unité éternelle comme la sortie d'Egypte en est un de la liberté éternellement acquise.
Puisse tout cela nous amener immédiatement au temps de la Délivrance véritable et complète par la venue de Machia'h.
{D'après les commentaires dits en Nissan 5741 - 1981}

LE JOUR ET LA NUIT (5765)
D’après les commentaires du Rabbi de Loubavitch,
Rabbi Mena’hem M. Schneerson
A propos de la fête de Pessa’h, le texte de la Torah souligne avec précision à quel moment de la journée les deux évènements commémorés à cette occasion arrivèrent. Elle nous dit ainsi que c'est “au milieu de la nuit” qu’intervint la libération du peuple juif et “au milieu du jour” sa sortie concrète d’Egypte.
Il ne s’agit pas ici que de notions liées au déroulement du temps. Le “jour” représente la lumière tandis que la “nuit” est le symbole de l’obscurité. C’est d’autant plus vrai que le verset prend soin d’indiquer que, dans l’un et l’autre cas, il s’agissait du “milieu” de la période, c’est-à-dire du coeur du jour ou de celui de la nuit. Il apparaît donc que tout cela doit être compris en son sens spirituel.

En effet, dans la vie juive, certains éléments peuvent être qualifiés de “jour” ou de “lumière” et d’autres, de “nuit” ou d’“obscurité”. Ainsi D.ieu ordonne à chaque Juif d’accomplir Ses commandements. Ces actes-là sont des ”actes de lumière” car ils éclairent le monde. Par ailleurs, chacun vit dans le monde matériel et les actes quotidiens qu’il y réalise ne sont pas “lumineux” par eux-mêmes. Actes profanes, ils sont “obscurité” et ne reçoivent leur lumière que du lien avec la Torah. Pourtant, accomplis pour servir au coeur du monde, ils peuvent aussi devenir libérateurs.
C’est précisément ce que nous enseigne l’histoire de Pessa’h. Le “milieu de la nuit” peut aussi être une libération. Il peut conduire à la “sortie d’Egypte” spirituelle du “milieu du jour”.
Pour atteindre ce but, l’acte profane doit être fait avec don de soi, lien absolu avec D.ieu. C’est ainsi que nous pouvons sortir d’Egypte, de toutes les limites qui restreignent notre attachement à D.ieu et mériter la plus grande des révélations divines.
(d’après une lettre du 11 Nissan 5744)

Les jours de la sortie d'Egypte (5763)
"Comme aux jours de la sortie d'Egypte" : c'est en ces termes que le verset désigne la libération du peuple juif. Pourtant, un point apparaît ici étonnant et le Zohar (vol. III, p. 176a) le relève : pourquoi est-il indiqué "aux jours" au pluriel alors que la sortie d'Egypte intervint en un moment unique que nous célébrons, d'année en année, par le Séder?
C'est une idée essentielle qui nous est ici signifiée. Le passage de la servitude à la liberté n'a justement pas été un événement unique, limité à un temps déterminé. C'est, au contraire, un processus continu qui exige de chacun qu'il y réfléchisse pour trouver en quoi il le poursuit et quelles en sont les conséquences concrètes qui s'appliquent à lui.
Cela signifie que, si la sortie d'Egypte historique de l'ensemble du peuple juif eut bien lieu en un jour, la libération complète de chacun doit être conquise jour après jour. Car il s'agit là de la liberté au sens le plus plein du terme : la liberté spirituelle qui brise toutes les limites que, bien souvent, l'homme s'impose à lui-même. Le projet est ici bien clair : chacun a l'obligation de revivre la sortie d'Egypte chaque jour en s'élevant, de degré en degré, et en se liant avec D.ieu.
Car la libération ultime, que le Machia'h nous apportera, dépend de l'œuvre que nous accomplissons en notre temps. Sachons l'entreprendre, nous avons la promesse de nos Sages (traités du Talmud Souccah 52b, Kidouchin 30b…) que D.ieu nous aide.
(D'après une lettre du Rabbi de Loubavitch - 11 Nissan 5742)

La liberté véritable (5762)
La sortie d'Egypte doit être quotidienne. L'âme divine doit se libérer de son emprisonnement au sein du corps afin de connaître une liberté véritable.
Qu'est-ce que la liberté véritable? C'est celle qui se marque de toutes les manières possibles, fait disparaître la servitude, les souffrances, servitude et souffrances physiques, servitude et souffrances morales.
La sortie spirituelle de l'Egypte est un processus moral que l'homme doit vivre au quotidien. Il lui faut se libérer des limites et des obstacles imposés par son corps et son âme animale, de la servitude infligée par le mauvais penchant.
Lorsqu'un homme se libère de son mauvais penchant, grâce à l'aide du Saint béni soit-Il, Qui fait le choix de Son peuple Israël, lorsqu'Il lui fait quitter l'impureté de l'Egypte, grâce à l'étude de la Torah, il se défait de la servitude et des souffrances morales, de la guerre acharnée que se livrent ses deux penchants au sein de son âme, de la servitude et des souffrances physiques.
Il est dit que "Si vous gardez Mes décrets... Je donnerai vos pluies... Je donnerai la paix dans le pays... Je suis l'Eternel Qui vous ai libérés du pays de l'Egypte".
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa'h cachère et joyeuse, pour une liberté véritable, très bientôt et de nos jours, grâce à notre délivrance véritable et complète, par notre juste Machia'h.
(Extrait d'une lettre du Rabbi)

L’Unité d’Israël (Extrait d’une lettre du Rabbi)
Nous approchons de Pessa’h et vous connaissez sans doute le récit de nos Sages à propos de la sortie d’Egypte. Les six cent mille enfants d’Israël devaient alors être tous présents. Si un seul d’entre eux avait manqué, cela aurait affecté tous les autres, ce qu’à D.ieu ne plaise.
Il en découle un enseignement pour nous. Nous devons garder présente à l’esprit la nécessité de rapprocher chacun, homme ou femme, jeune ou vieux, de la Torah et du Judaïsme. Il faut y investir toutes nos forces car une telle action concerne non seulement la personne à laquelle elle s’adresse, mais aussi toutes les autres.
Une pratique, dès le début de Pessa’h, y fait allusion. Avant de commencer la célébration du Séder, on proclame : " que celui qui a faim, vienne et mange, que celui qui est dans le besoin, vienne et célèbre Pessa’h ". Il faut interpréter ces termes au sens littéral, faisant allusion à l’aide matérielle, mais ils s’appliquent également à l’aide morale que l’on peut apporter aux autres. C’est seulement après avoir dit cette phrase que l’on peut affirmer: " L’an prochain, nous serons sur la terre d’Israël. Cette année, nous sommes esclaves, mais l’an prochain, nous serons libres ".
Je souhaite à chacun d’entre vous et aux membres de votre famille un Pessa’h cachère et joyeux. J’espère avoir de vos bonnes nouvelles, dans tous les domaines. Très prochainement, nous aurons le mérite d’assister à la réalisation de la promesse selon laquelle " l’an prochain, nous serons libres, sur la terre d’Israël ", avec notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours, Amen.

Le chemin de la liberté
(D’après une lettre du Rabbi de Loubavitch Roch Hodech Nissan 5743)
La fête de Pessa’h est également dénommée "temps de notre liberté" et "fête des Matsot". Contrairement au premier nom, lié au sacrifice pratiqué à l’époque du Temple, les deux autres ont un sens concret jusqu’en notre époque.
Le "temps de notre liberté" souligne non seulement que nous avons été, un jour lointain, délivrés de la servitude égyptienne mais aussi que chacun d’entre nous expérimente aujourd’hui cette authentique libération dont l’aboutissement est annoncé par la Torah: "...vous servirez D.ieu sur cette montagne". C’est dire que nous sommes libérés de toutes les formes de l’exil spirituel et que cette libération même révèle notre unité. C’est, du reste, ce que nous proclamerons le soir du Séder en invitant celui qui en a besoin, sans aucune exclusive, à se joindre à nous pour le repas de la fête.
La dénomination "fête des Matsot" présente, pour sa part, deux sens. Elle indique que la consommation de Matsah est obligatoire et, de plus, que le 'Hamets est interdit.
Le 'Hamets, qui gonfle par nature, est traditionnellement une image de l’orgueil tandis que la Matsah, qui reste plate, est celle de l’humilité. Vivant dans le monde matériel, y travaillant, on pourrait en venir à ne penser qu’à soi, à être cet orgueilleux dont il est dit que "D.ieu ne peut résider avec lui". La fête nous met en garde et nous permet, au contraire, de retrouver le sens de l’autre.
C’est ainsi que nous avancerons ensuite toute l’année sur le chemin de la vraie liberté.

 

LES PREPARATIFS

DÉFINITION DU ‘HAMETS
La fête de Pessa’h se caractérise par une triple interdiction concernant le ‘Hamets: de le consommer, d’en profiter et d’en posséder.
Le ‘Hamets est un terme désignant tout aliment ou boisson ou tout autre produit fait à partir du blé, de l’orge, du seigle, de l’avoine, de l’épeautre ou de leurs dérivés, ayant FERMENTE, même si le produit n’en contient qu’une toute petite partie.
 
FAIRE DISPARAITRE LE ‘HAMETS
- On nettoiera méticuleusement l’ensemble de la maison, de sorte qu’en disparaissent toutes les miettes et les restes de nourriture.
- On examinera les vêtements et surtout les poches, en particulier celles des enfants, les sacs et les cartables. Les sacs des aspirateurs seront changés. On inspectera les bureaux, les armoires et les tiroirs, la voiture et les locaux professionnels.
- Le ‘Hamets interdit de possession doit être mis dans des chambres ou des placards fermés à clé ou par des adhésifs et vendus à un non-juif, comme nous l’expliquerons plus loin, ainsi que la vaisselle ‘Hamets (pour ne pas risquer de s’en servir par erreur).
 
COMMENT PREPARER LA CUISINE
On préparera la cuisine pour Pessa’h en la "cachérisant", c’est-à-dire que l’on en fera disparaître toute trace de ‘Hamets
Plats et ustensiles
Il est conseillé d’avoir des assiettes, des couverts, des casseroles, des marmites et autres récipients, qui soient exclusivement réservés pour Pessa’h. En cas de nécessité, certains récipients utilisés tout au long de l’année peuvent être utilisés, à condition d’avoir été auparavant cachérisés pour Pessa’h. On consultera un rabbin pour cela.
Four
Le four électrique peut être cachérisé au moyen d'une pyrolyse. A noter cependant que la pyrolyse ne permet pas de cachériser les plaques du four. Pour la cachérisation des plaques ainsi que pour tout autre type de four, on consultera un Rabbin.
Plaques de cuisson
Les plaques électriques seront scrupuleusement nettoyées, ainsi que la surface qui les entoure, suite à quoi on les fera chauffer pendant une heure à la température maximum. On procèdera de même avec les brûleurs à gaz, si ce n'est que la grille devra faire l'objet d'une cachérisation à part. Pour celà, ainsi que pour les autres types de plaque (vitrocéramqie et induction), on consultera un Rabbin.
Four à micro-ondes
On le nettoiera soigneusement. On ne l'utilisera pas pendant 24 heures, puis on y chauffera un récipient rempli d'eau (30 cl), jusqu'à l'évaporation totale de cette eau. Pendant Pessa'h, les plats mis au micro ondes seront soigneusement enveloppés de toutes parts.
Evier en inox
Il sera consciencieusement nettoyé et le siphon sera vidé On ne l'utilisera pas à chaud pendant 24 heures, suite à quoi on l'arrosera d'eau bouliiante pour finalement le rincer à l'eau froide. Pour les autres types d'éviers, on consultera un Rabbin.

Lave vaisselle
Il est préférable de ne pas l'utiliser pendant Pessa'h.

Réfrigérateur, congélateur, éléments de cuisine, placards, tables et tiroirs
On les nettoiera méticuleusement, afin d’en retirer toutes les miettes et tous les restes. Ensuite, on recouvrera, par exepmle d’un papier aluminium, les surfaces entrant en contact avec la nourriture ou les récipients.
Nappes et napperons
On les lavera avec une lessive sans amidon.

LES ACHATS...
La Matsah Chemoura
Prenez soin de vous procurer de la Matsah Chemoura fabriquée à la main, au moins pour le Séder.
Vous pouvez vous en procurer au BETH LOUBAVITCH : 8, rue Lamartine - 75009 Paris (01 45 26 27 60) et dans certaines épiceries cachères.
La Matsah que l’on consomme pendant l’année n’est pas forcément Cacher pour Pessa’h. On s’assurera donc que les Matsot achetées pour la fête seront "Cacher LePessa’h".
Fruits frais, viandes et poissons
Tous les fruits frais, les légumes, de même que les viandes et les poissons cachères, peuvent être utilisés à Pessa’h, à condition d’avoir été préparés selon la Loi juive et de ne pas être entrés en contact avec des aliments ou des récipients ‘Hamets.
. Beaucoup de communautés ont coutume de ne pas manger des "Kitniot" à Pessa’h (riz, maïs, moutarde, légumineuses, telles que petits pois, fèves, haricots, ou d’autres aliments les contenant).
Produits manufacturés
Il faut s'assurer que les produits manufacturés achetés pour la fête possèdent bien la mention
"Cacher LePessa’h" sur l'emballage.
Bien évidemment, les aliments, à base de céréales, fabriqués sans contrôle rabbinique, sont ‘Hamets et strictement interdits à Pessa’h. C’est en particulier le cas pour le pain, les gâteaux, les petits déjeuners à base de céréales, les pâtes, la bière, le whisky, la vodka.
Pour les aliments des nourrissons, vérifier les composants et consulter un Rabbin.
Les produits pharmaceutiques etc.
De nombreux médicaments, cosmétiques, produits de beauté contiennent du ‘Hamets. On consultera un Rabbin compétent pour déterminer ceux qui peuvent être utilisés à Pessa’h. On fera également attention à la nourriture des animaux.

BEDIKAT ‘HAMETS
La recherche du ‘Hamets

La vente
Vous trouverez ci-contre une procuration du ‘Hamets à compléter et à envoyer à l’adresse indiquée.
La recherche
Après s’être assuré d’avoir vendu le ‘Hamets par l’acte de vente et avoir nettoyé méticuleusement l’ensemble de la maison, de sorte qu’en disparaissent toutes les miettes et les restes de nourriture, on recherchera le ‘Hamets dans toute la maison le , à partir de 20h55.
Il n’est pas nécessaire de faire cette recherche dans les lieux vendus pour Pessa’h. Les aliments que l’on a l’intention de vendre ou de consommer ultérieurement seront mis de côté.
Avant de commencer cette recherche, il est de coutume de placer, dans différents endroits de la maison, dix petits morceaux de ‘Hamets enveloppés dans du papier.
Puis, l’on récite la bénédiction suivante

Baroukh Ata Ado-naï Elo-Hénou Mélèkh Haolam Achèr Kidechanou Bemitsvotav Vetsivanou Al Biour ‘Hamets.
Béni sois-Tu Eternel notre D.ieu, Roi de l’univers, qui nous a sanctifiés par Ses Commandements et nous a ordonné de détruire le ‘Hamets. 

Ensuite, à la lueur d’une bougie, (une coutume veut que l’on accomplisse cette recherche également à l’aide d’une cuillère en bois, d’une plume d’oiseau et d’un sac en papier dans lequel on mettra le ‘Hamets que l’on aura trouvé), on recherchera le ‘Hamets dans chaque pièce et dans tout endroit de la maison où il pourra se trouver (cave, grenier, garage ou voiture). Cette recherche se fera également dans un local professionnel.
Lorsque cette recherche sera terminée, on récitera la formule suivante:

Kol ‘Hamira ve'Hamya de ika birchouti, delo 'hamitey, oudelo biyartey, oudelo yedaana ley, libatel velehevey hefker keafra de ara
"Tout levain ou matière levée qui est en ma possession, que je n’ai pas vu, que je n’ai pas détruit,, dont je n’ai pas connaissance, qu’il soit considéré comme nul et abandonné, au même titre que la poussière de la terre".

Puis l’on placera en lieu sûr le sac en papier contenant tout le ‘Hamets que l’on aura trouvé pendant la recherche, afin qu’il ne se répande pas.

 LA VEILLE DE LA FÊTE


Le jeûne des premiers-nés

Lorsque D.ieu fit périr les premiers-nés de l’Egypte, Il sauva ceux des enfants d’Israël. C’est la raison pour laquelle les premiers-nés parmi les Juifs, ou les pères de premiers-nés garçons qui n’ont pas encore atteint l’âge de 13 ans, doivent jeûner la veille de Pessa’h afin d’exprimer leur gratitude à D.ieu.
Néanmoins, la coutume veut, depuis plusieurs siècles, que ce jeûne puisse être supprimé en participant à une fête de conclusion de l’étude d’un traité du Talmud. Une telle célébration a lieu, de façon générale, dans chaque synagogue. On contactera sa propre communauté pour savoir à quelle heure elle se tiendra.

Brûler le ‘Hamets
Le ,
on arrête de manger le 'Hamets à 11h00. On brûlera le ‘Hamets (le sac et ce qui a été trouvé pendant la recherche) avant 12h25.
Après avoir jeté le ‘Hamets au feu, on récitera le second "kol 'Hamira":

Kol ‘Hamira ve'Hamya de ika birchouti, de'hazitey ou delo 'hazitey, de 'hamitey ou delo 'hamitey, de biyartey ou delo biyartey, libatel velehevey hefker keafra de ara
"Tout levain ou matière levée qui est en ma possession, que j’ai vu ou que je n’ai pas vu, que j’ai détruit ou que je n’ai pas détruit, dont j’ai eu connaissance ou dont je n’ai pas eu connaissance, qu’il soit considéré comme nul et abandonné, au même titre que la poussière de la terre".

On lit ensuite le "Yehi Ratson" qui se trouve dans la Haggadah de Pessa'h.

LA FÊTE...


, et

Avant le coucher du soleil de , on préparera l’os ou le cou de poulet, le raifort ou la laitue et le ‘Harosset pour le Séder.

Le Sédèr
(Pour le second Séder, on ne dressera la table et l’on ne préparera le repas qu'après la fin du premier jour de Yom Tov, après 21h15.)
On mettra trois Matsot l’une sur l’autre et on les recouvrira d’un napperon. Sur ce napperon, on disposera les aliments suivants:

1. ZROA : un morceau de viande rôtie, habituellement un cou de poulet.
2. BETSA : un œuf dur.

Raifort
3. MAROR : des herbes amères, en général on utilise du raifort (râpé) et de la laitue.
4. ‘HAROSSET : une pâte faite de noix, de poires, de pommes.
5. KARPAS : on peut utiliser de l’oignon ou de la pomme de terre.
6. 'HAZERET (Maror) : des herbes amères (Raifort et laitue).

ATTENTION !! Pour avoir accompli comme il se doit la Mitsvah du Séder, il faut avoir au minimum:
- mangé : 30g de Matsah accoudé du côté gauche (sur un coussin ou sur le dossier d’une chaise) et 19g de Maror (laitue et raifort) en moins de 4 minutes.
- bu : les 4 coupes de vin, accoudé du côté gauche. On peut également utiliser du jus de raisin Cacher LePessa’h. Chaque coupe doit avoir un minimum de 8,6 centilitres. Il convient d'en boire la majorité sinon la totalité (choisir le vin en conséquence, selon la capacité de chacun à supporter 4 verres de vin).
Prenez soin de vous procurer de la Matsah Chemoura fabriquée à la main, au moins pour le Séder.

Les 8 jours
>
et : Yom Tov
Les deux premiers jours de la fête sont appelés “jours de Yom Tov”.
>Du au : ‘Hol Hamoëd
Jours de ‘Hol Hamoëd - jours intermédiaires (demi-fêtes), on ne met pas les Téfiline, et il est d'usage de s'abstenir de (certains) travaux..

> et : Yom Tov
Les deux derniers jours de la fête sont appelés “jours de Yom Tov”.
Le huitième jour de Pessa’h, , s’appelle A’haron Chel Pessa’h. Le Baal Chem Tov (fondateur de la ‘Hassidout) instaura la coutume de faire, à la conclusion de la fête, un repas spécial nommé “Séoudat Machia’h” (en rapport avec le thème de la Haftara lue ce jour-là). Le Rabbi de Loubavitch a également instauré la coutume de boire quatre verres de vin durant ce repas.

La fin de la fête
Pessa’h se termine le à 21h30.
Jusqu’à ce moment, aucun aliment ‘Hamets ne peut être ni consommé ni acheté.
Il est nécessaire d’attendre une heure avant d’utiliser le ‘Hamets qui a été vendu à un non-juif, afin que celui-ci puisse être racheté par le Rabbin.
Après Pessa’h, il est interdit d’acheter du ‘Hamets qui était en possession d’un Juif pendant Pessa’h. Il est conseillé de demander au vendeur juif une attestation de la vente du ‘Hamets, et un épicier ou un restaurateur aura soin e garder une copie de l'acte de vente qu'il pourra montrer à ses clients.
 

  LE CALENDRIER

Date

Ce qu’il convient de faire

Heure

Avant le xxx

• Vente du ‘Hamets (par l’acte de vente)

 
• Bedikat ‘Hamets , à partir de 20h55
• Jeûne des premiers-nés  
• On arrête de manger du Hamets Avant 11h00
• On brûle le ‘Hamets restant et on dit le second Kol 'Hamira Avant 12h25.
• On allume les bougies de Yom Tov et l’on dit les bénédictions 4 et 3. Après 19h01 et avant 20h05
• Puis on commence le premier Sédèr Après 21h14

• Premier jour de Pessa’h
On commence à mentionner "morid hatal" dans l'office de Moussaf, et ce jusqu'à Chemini Atseret.

  

• Le soir, on allume les bougies de Yom Tov (uniquement à partir d’une flamme déjà existante) et l’on dit les bénédictions 2 et 3.
On commence le compte du Omer.

 Après 21h16

• Puis on commence le second Sédèr
• Second jour de Pessa’h. --- Fin des premières fêtes de Chabbat et Havdala.
Dans Maariv, on commence à dire "Veten Brakha" jusqu'en Décembre suivant. Havdala.
 Après 21h16
  Du au

'Hol Hamoed: demi fêtes. On ne met pas les Tefilin.
C'est l'occasion de réciter la bénédiction des arbres.

 

• Veille de Yom Tov .

  
• On allume les bougies de Yom Tov et l’on dit la bénédiction 2 Après 19h08 et avant 20h14
• 7ème jour de Pessa'h

  

• Le soir, on allume (uniquement à partir d’une flamme déjà existante) les bougies de Yom Tov et l’on dit la bénédiction 2

Après 19h10 et avant 20h16

• A’haron Chel Pessa’h - 8ème jour de Pessa’h.

 

• On dit le Yzkor (prière commémorant la mémoire des défunts)

 

• Dans l’après-midi: Séoudat Machia’h

 

• Fin de Pessa’h

Après 21h30

• Le ‘Hamets qui avait été vendu à un non juif la veille de Pessa'h ne doit pas être consommé avant une heure après la sortie de la fête

• N'oubliez pas de ranger la vaisselle de Pessa'h et retourner au boulot!

 
 
BENEDICTIONS

1. Baroukh Ata Ado-Naï Elo-Hénou Mélèkh Haolam Achèr Kidechanou bemitsvotav vetsivanou lehadlik Nèr Chèl Chabbat Kodech

2. Baroukh Ata Ado-Naï Elo-Hénou Mélèkh Haolam Achèr Kidechanou bemitsvotav vetsivanou lehadlik Nèr Chèl Yom Tov

3. Baroukh Ata Ado-Naï Elo-Hénou Mélèkh Haolam Chéhé’héyanou Vekiyemanou Vehiguianou Lizmane Hazé

4. Baroukh Ata Ado-Naï Elo-Hénou Mélèkh Haolam Achèr Kidechanou bemitsvotav vetsivanou lehadlik Nèr Chèl Chabbat vechel Yom Tov.

Aharon Altabé
www.milah.fr

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