Mise
à jour le
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Site
des fêtes juives
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Lorsque
la Convention institua en 1793 le « culte de la Raison », également
appelé « culte de l'Être Suprême », les Juifs
français eurent beaucoup à souffrir de cette décision,
qui eut pour effet la fermeture et le pillage de tous les lieux de culte,
et donc des synagogues, et aussi l’exacerbation du fanatisme révolutionnaire.
La Convention avait, il est vrai, rejeté un projet de loi proposant
d’interdire aux Juifs la circoncision et le port de la barbe, mais cela
n’empêcha pas les excès.
Le rabbin David Sintzheim, qui fut élevé plus tard à
la présidence du Sanhédrin et qui séjournait alors à
Strasbourg, dut fuir de ville en ville pour échapper à la détention,
et peut-être à la mort. D’autres Juifs périrent
sous la guillotine.
La ville de Metz fut le théâtre, à cette époque,
d’une fête de Pessa‘h qui constitua un grand kiddouch Hachem
:
Conté dans Sefer Hamoadim, Baroukh et Lewinski, 1948, Tel Aviv, au
nom de "Histoire des Juifs" de Graetz et Philippson.
http://www.hebrewbooks.org/pdfpager.aspx?req=34305&st=&pgnum=321&hilite=
On retrouvera ce contexte sur le site du Judaïsme alsacien http://judaisme.sdv.fr/histoire/villes/metz/revol/revol.htm.
Les Juifs
de cette ville tenaient à se fournir en matsoth, mais ils craignaient
en même temps d’être dénoncés par quelque
mouchard comme contre-révolutionnaires.
C’est alors qu’une femme (Rébecca Lambert, 1763-1843).
demanda audience au maire de la ville et lui demanda l’autorisation
de fabriquer des matsoth.
- Qui donc se préoccupe encore de ces stupidités, Citoyenne,
alors que nous vivons aujourd’hui sous l’égide de la seule
Raison?
- C’est que, Citoyen maire, répondit-elle, les matsoth sont pour
nous un souvenir de notre libération.
- S’il en est ainsi, je t’accorde la permission d’en fabriquer.
Communiqué par Mr Jacques Kohn z"l