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ANNULATION DES VŒUX
Extrait du Ma’hzor de Roch Hachana traduit en français, Editions du Beth Loubavitch, 2014.

ANNULATION DES VŒUX

L'annulation des vœux est prononcée, à la veille de Roch Hachana, après la prière du matin, avant le milieu de Ia journée, de préférence en présence de dix personnes. Ceux qui annulent les vœux sont assis.
Celui qui demande leur annulation est debout devant eux et il dit ceci(1):


Chimeou : De grâce, écoutez, mes maîtres, juges compétents. Tout vœu ou serment ou interdiction, y compris une interdiction de profit, que j'ai prononcé pour moi-même ou pour d'autres personnes, quelle qu'en ait été la formulation, toute expression qui a émané de ma bouche, tout vœu décidé en mon cœur, y compris celui d'accomplir un Commandement ou tout bon comportement que j'ai adopté à trois reprises, sans poser la condition qu’il n’en soit pas fait le vœu, que ce soit une action envers moi-même ou envers les autres, quelle me soit connue ou bien que je l'ai déjà oubliée, j'exprime mes regrets pour tout cela, à une manière rétroactive.
Je souhaite, je demande que tout cela me soit permis.
Je ne déplore pas les bonnes actions que j'ai réalisées, ce qu'à D.ieu ne plaise, mais uniquement de ne pas avoir précisé clairement : "J'accomplis cela sans en faire le vœu, sans serment, sans acceptation en mon cœur».
C'est pour cela que je sollicite de votre honneur de me permettre tout cela. Je regrette tout ce que j'ai énuméré, qu'il s'agisse d'accomplissements physiques, moraux ou financiers. D'un point de vue légal celui qui exprime de regrets et sollicite une permission doit préciser le vœu.
Cependant, sachez, de grâce, mes Maîtres, qu’ils sont nombreux et qu’il m'est impossible de les détailler. Je ne demande pas une permission pour les vœux desquels il est impossible de se délier. En conséquence, considérez, de grâce que je les ai détaillés.

Ceux qui annulent les vœux répondent en lisant le paragraphe suivant, à trois reprises:
Hakol : Tout cela te sera permis, tout cela te sera pardonné tout cela te sera autorisé.
Il n’y a là aucun vœu, aucun serment, aucune interdiction, aucun engagement, aucune décision dans le cœur. Il n'y a là que pardon absolution et expiation. Et, tout comme nous accordons cette permission dans le tribunal terrestre, elle sera donnée également dans le Tribunal céleste.

Celui qui demande l'annulation des vœux fait la déclaration suivante devant ceux qui les annulent:
Harei: Je fais, devant vous, la déclaration suivante.
J'annule, dès maintenant et pour l’avenir, tous les vœux, tous les serments, les interdictions, les engagements, les décisions en mon cœur auxquels je m’engagerai moi-même, à l'exception des vœux de jeûner qui sont prononcés au moment de Min'ha (2).
Si j'oublie le contenu de cette déclaration et prononce d'autres vœux, à l'avenir, j'en exprime le regret dès maintenant et j’émets la réserve qu'ils soient tous nuls et non avenus, sans valeur et sans effet, qu'ils ne s'appliquent en aucune façon. Je les regrette tous, dès maintenant et pour toujours.

Ceux qui permettent les vœux lui répondent:
Koulam : Tous te seront permis, tous te seront pardonnés, tous te seront autorisés. Tu n’es ni écarté, ni reprouvé ni maudit.
Il n'y a là que pardon, absolution et expiation. Et comme la permission t'en est accordée dans le tribunal terrestre, elle l'est aussi devant le tribunal céleste.
Il ne restera aucune trace de cela et toutes les malédictions se transformeront en bénédiction ainsi qu'il est écrit : «L’Eternel ton Dieu transformera pour toi la malédiction en bénédiction, car l'Etemel ton D.ieu t'aime» (3)


Notes :
1 Il est nécessaire de comprendre le sens des mots de cette annulation des vœux. Si ce n’est pas le cas, on en lira le texte dans une langue que l'on comprend.
2 La Guemara et la Halakha précisent que l'on ne peut annuler que des vœux concernant sa propre personne, comme, par exemple : «Je mangerai» ou : «Je ne mangerai pas», «Je dormirai» ou : «Je ne dormirai pas». En revanche, un vœu, impliquant une autre personne ne peut être annulé qu'avec l’accord de cette personne. 2 selon le Choul'han Aroukh, Ora'h 'Haim, chapitre 562, au paragraphe 6. En effet, celui qui souhaite jeûner le lendemain doit s'engager à le faire, la veille, pendant la prière de Min’ha.
3 Dévarim 23,6.

Extrait du Ma’hzor de Roch Hachana traduit en français, Editions du Beth Loubavitch, 2014.