Les fêtes juives

Un dossier Alliance

Réalisé par Aharon

 

Tou bichvat - L'arbre et le Livre

Michnah Roch Hachana: le texte fondateur.
L'arbre dans la Bible: L'arbre et son Créateur - Le gardien de l'arbre - Les trois premières années - L'homme est un arbre des champs - Les sept espèces - Le vieil homme et l'arbre -
L'arbre et la guerre
: Lois des rois et de leurs guerres, Maïmonide.
La bénédiction des arbres
L'arbre de la connaissance et moi
Un Etrog à Tou Bichvat?
La dîme des fruits

Michnah Roch Hachana, chapitre 1, 1.

Michnah

- Il y a quatre "nouvel an".
- Le 1er Nissan, le nouvel an des Rois(1) et des Fêtes(2).
- Le 1er Elloul, le nouvel an pour la dîme du bétail(3). Rabbi Eléazar et Rabbi Chimon enseignent que l'année de la dîme du bétail commence le 1er Tichri(4).
- Le 1er Tichri, c'est le nouvel an pour le décompte des années(5), le décompte des années sabbatiques(6) et du jubilé, pour les plantations(7) et la récolte(8).
- Le 1er Chevat, c'est le nouvel an de l'arbre(9), conformément à l'avis de l'Ecole de Chammaï. L'Ecole de Hillel enseigne que c'est le quinze de ce mois.

Notes:
1 Le décompte des années de règne commence le 1er Nissan. Même si le règne a commencé un ou deux mois plus tôt, on déclarera la seconde année de règne à partir du mois de Nissan.
2 La fête de Pessa'h est considérée comme la première fête de pèlerinage de l'année, selon l'ordre dans lequel les fêtes sont énoncées par la Torah.
3 Les agneaux d'une année ne peuvent être offerts au titre de la dîme des agneaux d'une autre année.
4 Rabbi Eléazar et Rabbi Chimon pensent que la dîme du bétail est assimilée à la dîme des récoltes, dont la périodicité commence en Tichri. Leur avis ne prévaut pas, car on considère que le point commun entre ces deux prélèvements est qu'il commence immédiatement après la fin de leur saison. La saison du blé se termine en Elloul, la saison des naissances du troupeau se termine au mois de Av.
5 Le décompte des années de règne des Rois des Nations.
6 Les interdictions liées à l'année sabbatique commencent dès le début du mois de Tichri.
7 Le décompte de l'âge d'un arbre, important pour l'interdiction des fruits des trois premières années est basé sur le délai s'écoule entre sa plantation et le 1er Tichri.
8 La production du sol d'une année ne peut être offerte au titre de la dîme des produits agricoles d'une autre année.
9 A la différence de l'âge de l'arbre, la production de l'arbre est décomptée à partir de son bourgeonnement, au mois de Chevat. C'est à partir de cette date que l'on considère les fruits de la quatrième année, ou les dîmes de l'arbre.
Il y a quatre "Roch Hachanah ".
Roch Hachanah signifie la tête de l'année. La Michnah aurait pu enseigner "il y a quatre débuts d'année". Que comprendre de cet enseignement " tête de l'année" lorsque l'on sait que les termes utilisés par nos Sages sont d'une extrême précision.
De fait c'est de la tête qu'émane toute la vitalité du corps. Plus encore, c'est la tête qui commande les membres du corps. Tout comme le jour de Roch Hachanah contient la vitalité de tous les jours de l'année pour les sujets dont il est "tête de l'année".
Ainsi sont inclus dans Roch Hachanah tous les jours de l'année, et toute l'influence divine qui les fait vivre en découle, selon la part de vie et d'abondance décidée ce jour là d'en haut.

Genèse 1, 11 et suiv.

D.ieu dit: "que la terre fasse pousser à la surface de la terre une végétation, une herbe qui produit sa semence, et un arbre fruit qui produit le fruit selon son espèce qui porte sa graine. Et ce fut ainsi.
La terre fit sortir une végétation, une herbe qui produit sa semence selon son espèce, et un arbre qui produit du fruit et porte sa graine selon son espèce, et D.ieu vit que c'était bon.
Et ce fut le soir, et ce fut le matin du troisième jour.

Nos Sages font remarquer que l'ordre donné par D.ieu était que la terre produise un arbre fruit. C'est à dire un arbre dont la substance aurait le goût même du fruit qu'il devait porter. Elle ne fit sortir que des arbres portant des fruits, mais dont le bois n'en avait pas le goût. C'est parce que la terre n'accomplit pas l'ordre de D.ieu dans sa totalité qu'elle fut maudite le jour où l'homme fut chassé du jardin d'Eden.
Nos Sages expliquent que la terre pensait que l'homme n'attendrait jamais que les fruits aient poussé et en viendrait à détruire les arbres et en consommer le bois. Dans un souci écologique et préventif, elle a cru bon de faire autrement.

 

Genèse 2, 8 et suiv.
(8) D.ieu planta un jardin en Eden, à l'Est. Il y mit l'homme qu'il avait créé.
D.ieu fit pousser du sol toute espèce d'arbre beau à voir et bon à consommer, et l'arbre de la vie au milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal.
(15) Il prit l'homme et le plaça dans le jardin pour le cultiver et le garder.
D.ieu ordonna pour l'homme: "De tout arbre du jardin, tu mangeras.
Mais de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n'en mangeras pas, car le jour où tu en mangeras tu mourras."
Genèse 3, 1 et suiv.
Le serpent était la créature la plus rusée d'entre tous les animaux des champs que D.ieu avait créés. Il vint dire à la femme: " D.ieu vous a même ordonné de ne rien manger d'entre les arbres du jardin."
La femme répondit au serpent: "le fruit de l'arbre nous mangeons.
Mais du fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, D.ieu nous a dit de ne pas en manger, ni même de le toucher, de peur que nous mourions."
Le serpent répondit à la femme: "vous ne mourrez pas.
Car D.ieu sait que le jour où vous en consommerez vos yeux se dessilleront et vous serez comme D.ieu en connaissance du bien et du mal."
La femme vit que l'arbre était bon à manger et qu'il était attrayant à contempler, elle prit du fruit et en donna également à son mari avec elle et il en mangea.
Nos Sages attirent l'attention sur un des mécanismes de la faute: A la provocation du serpent, Eve répond que D.ieu leur a même interdit de toucher l'arbre. Ce qui n'est pas le cas. C'est à partir de cette faille que le venin a agi. Le Midrash raconte que le serpent a poussé Eve contre l'arbre, pour lui faire remarquer qu'elle n'en était pas morte. Et que si elle en mangeait elle ne mourrait pas plus… Ainsi agit le mauvais penchant de l'homme...

 

Exode 3, 7 et suiv.

D.ieu dit: "j'ai vu la misère de mon peuple qui est en Egypte, et j'ai entendu leur lamentation devant ses oppresseurs, car j'ai pris la mesure de leurs souffrances.
Et je descendrai pour les délivrer d'entre les mains de l'Egypte,et le faire monter de ce pays vers une terre bonne et généreuse, vers un pays qui déborde de lait et de miel , vers l'emplacement du Cananéen, et du Hitéen, et de l'Emoréen, et du Pherizéen, et du 'Hivi, et du Jébuséen.

 

Lévitique, 19, 23 et 24.

Texte du Lévitique:

Lorsque vous arriverez dans ce pays et que vous y planterez tout arbre fruitier, vous considérerez le fruit comme une excroissance: durant trois années, il sera pour vous une excroissance et vous n'en consommerez pas.


La quatrième année, toute sa production sera sainte, objet de louange pour D.ieu.


Et la cinquième année, vous consommerez ses fruits, ceci afin de multiplier votre récolte, car Je suis l'Eternel votre D.ieu.

Rabbin Munk, Kol Hatorah:
Pour les auteurs cabbalistiques, le terme "orla" excroissance, est synonyme de "force de l'impureté", comme cela ressort des commentaires sur les lois de la circoncision. La comparaison de l'homme avec l'arbre, faite dans Deutéronome suggère que l'arbre possède, à l'instar de l'homme, une zone d'impureté qualifiée d'excroissance qui doit être élaguée afin de lui permettre de s'épanouir sans entrave.
Car de même que l'âme humaine est en proie aux forces impures du mal durant les premières années de la vie, avant de parvenir à la maturité de l'esprit, ainsi l'arbre est sujet, au début de son existence, à certaines conditions naturelles qui affaiblissent la qualité de ses produits et ce jusqu'au seuil de la quatrième année.
Maïmonide, comme à l'accoutumée met cette défense en rapport avec certaines pratiques païennes prohibées par la Torah. "Les anciens idolâtres prétendaient que chaque fois qu'on plantait un arbre fruitier, on devait avoir recours à un procédé magique pour hâter la production des fruits. Je t'ai déjà exposé combien la Loi a horreur de toutes ces opérations de magie. C'est pourquoi elle a interdit tout ce que les arbres fruitiers produisent durant ces trois ans à partir de leur plantation" (Guide des Egarés, III, 37).
Na'hmanide reconnaît certes que les fruits des trois premières années sont malsains et de qualité inférieure, mais il estime que la vraie raison de cette Mitsvah tient à son analogie avec celle des prémices: les premiers fruits des jeunes arbres sont à offrir en hommage à D.ieu, mais étant donné qu'ils n'ont pas atteint la perfection requise durant les trois premières années, ce sera seulement la quatrième année qu'ils seront consacrés en l'honneur de D.ieu. Jusque là, tant qu'on n'en a pas fait hommage, on ne peut en jouir soi même.
La cinquième année …
La comparaison de l'homme avec l'arbre mentionnée ci dessus incite nos Sages à appliquer à la jeune plante, c'est à dire à l'enfant les mêmes critères de développement spirituel que ceux fixés ici par la Torah. "Les trois premières années de la vie, l'esprit de l'enfant est encore fermé. A la quatrième année, son père commencera à lui faire réciter les louanges de D.ieu. IL apprendra l'alphabet et il récitera les premiers versets. Dès la cinquième année, on jouira alors de ses fruits en lui faisant apprendre l'Ecriture et en lui augmentant son programme d'études. "
Le Talmud se base sur la loi de Orla pour fixer à cinq ans l'âge de l'apprentissage des Ecritures.

 

Deutéronome,8, 7.

Car l'Eternel ton D.ieu t'amène vers une terre riche, une terre irriguée par des rivières, des sources et des torrents qui coulent dans la vallée et sur les montagnes.
Une terre de blé, d'orge, de vigne, de figues, de grenades, une terre d'olives riches en huile et de dattes pleines de sucre.

C'est de ce texte qu'on apprend l'ordre dans lequel les fruits devraient être consommés s'ils sont tous sur la table lors du repas:

Produits du blé et de l'orge
Olives
Dattes
Raisins
Figues
Grenades

Deutéronome, 20, 19.

Si tu assièges une ville depuis longtemps pour la combattre et la prendre, tu n'en détruiras pas l'arbre en y portant la hache, car c'est de lui que tu te nourriras et tu ne dois pas l'abattre, car l'arbre des champs est comme un homme que tu assièges(1).
Seul l'arbre dont tu sais qu'il ne porte pas de fruit comestible tu pourras le détruire et le couper, et tu l'utiliseras pour les besoins du siège de la ville qui fait guerre contre toi, jusqu'à sa chute.

(1) Autre lecture: "l'arbre des champs est il un homme qui fait la guerre contre toi?"

 

Deutéronome, 21, 22.

Et si un homme commet une faute et est mis à mort, tu le pendras à un arbre.
Tu ne laisseras pas son cadavre la nuit sur l'arbre, mais tu l'enseveliras le jour même, car un pendu est un affront pour D.ieu, et tu ne souilleras pas ta terre que D.ieu te donne en héritage.

Le jour de l'enterrement de Rabbi Moché Cordovero, Rabbi Its'hak Louria commenta ce verset dans son oraison funèbre.
"S'il se trouve chez un homme un manquement" s'il se trouve chez un homme une absence de justification à sa mort, car il n'a commis aucune faute, tu feras dépendre sa mort de l'arbre de la connaissance, qui a amené la mort dans le monde."

Le vieil homme et l'arbre
Midrach Rabba Lévitique 25,5.

Il est écrit: "lorsque vous viendrez au pays et que vous y planterez …"
Il arriva qu'Hadrien, l'assassin, vit près de Tibériade un vieillard affairé à une plantation d'arbre.
"- Papy, papy, n'as tu donc pas assez travaillé ta vie durant? N'as tu rien mis de côté pour l'avenir?
- J'ai travaillé, et j'ai mis de côté, Majesté, et le Ciel sait ce qu'il me réserve.
- Vieillard, quel âge as tu?
- Cent ans, Majesté.
- Cent ans? Et tu es encore au labeur à planter tes arbres? T'imagines tu que tu vas en manger les fruits?
- Si j'en ai le mérite, je mangerai, et sinon, mes enfants bénéficieront de mon travail comme moi j'ai bénéficié du travail de mes pères.
- Vieillard, si un jour tu vois les fruits de ton travail et que tu en manges, viens me l'annoncer!
"
Quelques années plus tard, des figues avaient poussé…
C'est le moment de prévenir le Roi se dit le vieil homme. Il prit un panier et y disposa ses plus belles figues pour se présenter au palais royal.
"- Que cherche tu ici, juif?
- Je réponds à la convocation du Roi!"

Il fut introduit devant Hadrien.
"- Sa Majesté se rappelle être passé à Tibériade et m'avoir vu travailler dans mon verger. Vous m'avez demandé de vous faire savoir si j'aurai le mérite de goûter les fruits de mon labeur. Voici les figues que vous m'avez vu planter!"
Hadrien demanda à son chambellan de vider le panier et le remplir d'or.
"- Tant de choses pour ce vieux juif?
- Son créateur l'a tant honoré et moi je ne le ferais pas?"

Le voisin du vieillard avait une femme acariâtre. "Fainéant, que restes-tu ici? Vois le voisin qui est allé voir l'empereur. Il aime tant les figues qu'il les paye à prix d'or!"
Le voisin chargea sa hotte des meilleures figues du jardin et se présenta chez l'empereur.
"- On m'a dit que Sa Majesté aime les figues et les paye avec de l'or. Voici les délices de Sa Majesté!" Annonça-t-il au gardien. On rapporta les propos au Roi qui ordonna de le laisser devant le palais, où chaque passant devait lui jeter ses figues à la figure.
Lorsqu'il rentra chez lui le soir, il pestait contre sa femme et se promit de lui faire payer bien cher sa bonne idée.
"- De quoi te plais tu mon cher mari, imagine dans quel état tu aurais été si tu avais apporté au roi non pas des figues mûres et molles mais des étrogim bien fermes …"

Maïmonide: Lois des Rois et de leurs guerres
Chapitre 6

7 Lorsqu'on fait le siège d'une ville pour la prendre, on ne l'entoure pas des quatre côtés, mais de trois côtés, et on laisse une sortie pour les fuyards et tous ceux qui veulent sauver leur vie, ainsi qu'il est dit: "ils menèrent le combat selon les prescriptions de D.ieu"(Nombres, 31, 7).
Le texte même nous enseigne que D.ieu avait édicté des règles à ce propos.
8 On ne coupe pas les arbres fruitiers autour de la ville, et on n'en détourne pas l'irrigation pour les assécher, ainsi qu'il est dit "tu n'en détruiras pas les arbres" (Deutéronome 20, 14 et suivants). Celui qui les couperait serait passible de flagellation.
Ce n'est pas seulement lors d'un siège, mais en toute circonstance: celui qui coupe un arbre fruitier dans un but destructeur reçoit la flagellation.
Mais on peut les couper si cet arbre nuit à d'autres arbres, ou s'il nuit au champ du voisin. Ou encore si c'est un bois de valeur. La Loi n'interdit que l'abattage qui serait un acte destructif.
9 Tout arbre non fruitier, il est permis de l'abattre, même sans besoin. De même un arbre fruitier ancien et qui produit si peu que cela ne vaut pas la peine qu'on s'en donne, il est permis de le couper. Quelle quantité doit donner un olivier pour qu'on ne le coupe pas? Un quart de Kab (NdT: un quart de 2,200 litres) d'olives. Un palmier qui produit un Kab de dattes ne peut pas être coupé.
10 De même, celui qui casse des objets, déchire des vêtements, détruit une maison, bouche une source ou gâche des aliments dans un but de destruction transgresse l'interdiction de ne pas détruire. Il ne reçoit pas la peine de flagellation (qui est applicable à certaines transgressions de la Torah) mais la bastonnade instituée par les Sages.

La Bénédiction sur les arbres.

Celui qui sort au mois de Nissan et voit des arbres en fleur prononce la bénédiction suivante:

Baroukh Ata Ado-naï Elo-hénou Melekh Haolam ché-lo 'hisser beolamo kloum oubara bo berioth tovoth ve-ilanoth tovoth lehanoth bahem benei adam.
Béni sois Tu Eternel notre D.ieu, Roi de l'Univers, qui n'a rien laissé manquer dans son monde, et y a créé une belle nature et des bons arbres pour en donner la satisfaction aux hommes.

 

Il ne dira cette bénédiction que la première fois de l'année où il voit les arbres en fleur.

 

Tanya, Chapitre 1.
(…) Rabbi Haïm Vital explique dans son ouvrage "La Porte de la sainteté" et dans "Arbre de Vie" que chaque Juif, qu'il soit un juste ou un impie, il y a deux âmes, ainsi qu'il est écrit "j'ai créé les âmes", qui sont deux âmes.
L'une tient du côté de la "klipah" dit "écorces impures" et du mauvais penchant, et prend place dans le sang de l'homme pour faire vivre le corps, comme il est enseigné "car la vitalité de la chair est dans le sang".
C'est de cette âme que découlent les mauvaises dispositions, à partir des quatre éléments du mal sont dedans: la colère et l'orgueil qui ont leur origine dans l'élément feu, qui aspire à s'élever vers le haut; l'envie des plaisirs de l'élément eau, car l'eau génère toutes sortes de plaisirs; la vantardise, la frivolité la moquerie et les paroles inutiles de l'air; la paresse et la tristesse de l'élément terre.
Même les bons sentiments qui sont innés pour Israël, comme la pitié et la générosité envers autrui découlent de cette âme, car chez les Juifs, cette âme de la klipah provient de la "klipah lumineuse" ("épluchure récupérable!") qui contient aussi du bien, et dont la source est dans l'arbre de la connaissance du bien et du mal.

Adapté de:
Tanya, Recueil de Commentaires
Editions du Beth Loubavitch - Paris



Bné Issakhar

Le Bné Issakhar (Rabbi Tsvi Elimélekh de Dinov) fait remarquer que notre Michnah des quatre Roch Hachanah mentionne au pluriel les objets de ces quatre "nouvel an": rois, fêtes, animaux, années. A l'exception du nouvel an de l'arbre. Ce singulier doit attirer notre attention, il s'agit du nouvel an d'un certain arbre. Et de rajouter:
"Nous avons reçu de nos maîtres qu'il faut prier ce jour de Tou Bichvat non seulement pour demander à D.ieu le mérite d'avoir un Etrog "cacher" à Soukkot, mais un
bel Etrog enrichi de toutes les qualités qui en font un fruit sans aucun défaut, afin de pratiquer de la meilleure façon la Mitsvah des quatre espèces.
Car c'est en ce jour que la sève parvient à l'arbre, et c'est une bonne chose au moment où le fruit commence à pousser de demander à D.ieu que l'Etrog qu'il nous destine pousse pour être un Etrog beau et parfait.
Et c'est une prière qui porte ses fruits."


Nefech David, Chapitre 15

Le 15 Chevat, j'ai étudié les Lois des Dîmes du Livre du Rambam et du Talmud Roch Hachanah (page 14b et suivantes).
Je m'y suis approfondi et j'espère que ce sera considéré comme si j'avais accompli les lois relatives à la dîme des fruits des arbres, et j'ai prié D.ieu pour avoir un jour le mérite d'accomplir cette Mitsvah de la Torah concrètement.
Il me semble que si nos Sages ont fixé ce jour comme un jour de fête où l'on ne dit pas les supplications, c'est pour rappeler les Mitsvot relatives aux prélèvements des fruits des arbres.